APA-Harare (Zimbabwe) Le sénateur zimbabwéen Obert Gutu du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a appelé à la mise en place d'un mécanisme d'arbitrage international qui permettrait aux pays en développement de contester la légitimité de leurs dettes. Il a déclaré vendredi que les pays en développement devraient bénéficier d'une plate-forme où ils pourraient contester la légitimité de leurs dettes envers les créanciers en vue d'assurer que leur développement ne soit pas étouffé par des dettes illégitimes qui militent contre le développement durable. Il a précisé que les pays en développement comme le Zimbabwe subissent le fardeau d'énormes dettes contractées par les gouvernements pour financer des activités qui n'ont jamais bénéficié aux gens ordinaires. Le sénateur a révélé que le gouvernement de coalition qui a tout juste quatre mois, a hérité d'une dette extérieure colossale qui s'élève à environ 5,3 milliards de dollars américains. « Le gouvernement inclusif doit se joindre aux pays qui appellent à la création d'un mécanisme d'arbitrage internationale de la dette », a déclaré à M. Gutu lors d’une conférence organisée par le Zimbabwe, à Harare, sur la dette et le développement. Il a exhorté le gouvernement zimbabwéen à « utiliser rapidement la doctrine des dettes odieuses en mettant sur pied un comité d'arbitrage judiciaire de la dette, de préférence composé d’éminents juristes internationaux et du Zimbabwe ». Le comité invitera ensuite les créanciers à présenter des demandes d’explication pour savoir si les prêts ont été effectivement utilisés dans l'intérêt des Zimbabwéens et pas dans l’achat d’armes, la construction de palais ou des instruments de répression. Le sénateur du Zimbabwe a noté que le système monétaire international devrait fournir une alternative au Club de Paris qui permettrait aux pays en développement de plaider en faveur de l'annulation de la dette. « Le Club de Paris est composé de capitalistes purs et durs dont le principal intérêt est de rester dans le monde des géants économiques, au détriment du monde en développement. Sans ambages, le Club de Paris ne soutiendra jamais l’agenda des pays en développement et des pays très endettés", a t-il dit. JN/nm/nd/od/APA 2009-07-04 10:37:00
Un sénateur zimbabwéen appelle à la création d’un mécanisme d’arbitrage de la dette





