Les biotechnologies, une solution à la sécurité alimentaire, selon une scientifique sénégalaise

9 juillet 2009 dans Dépêches, Sciences, Sciences 254 vues

APA-Dakar (Sénégal) Les biotechnologies constituent une alternative face à la «crise silencieuse de la faim » et à la dégradation de l’environnement qui menacent l’humanité, en particulier les pays en voie de développement, a indiqué mercredi à Dakar Mame Oureye Sy, docteur d’Etat en sciences naturelles, physiologie moléculaire et biologies végétales.

« Les biotechnologies peuvent contribuer aussi bien à la conservation et à la gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles que dans la lutte pour l’autosuffisance et la sécurité alimentaires en Afrique », a déclaré Mme Sy qui s’exprimait à l’ouverture à Dakar en qualité de présidente de l’atelier de renforcement de capacités en biotechnologies et biosécurité.


A travers le secteur émergent des biotechnologies qui tend à révolutionner plusieurs aspects des économies nationales, le continent africain, particulièrement la région sub-saharienne peut trouver des solutions politiques et technologiques.


Cette démarche, poursuit-elle, va contribuer à limiter les effets de la crise alimentaire qui menace plus d’un milliard de personnes en 2009, selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).


Elle a par ailleurs déploré la faible utilisation des biotechnologies au Sénégal et dans la sous-région sahélienne, notamment à cause d’un « grand déficit » de formation en la matière et donc de ressources humaines assez qualifiées.


Les lenteurs dans l’adoption des biotechnologies sur le continent africain constituent également un facteur bloquant, a-t-elle martelé.


Elle a par conséquent, lancé un appel aux autorités sénégalaises pour l’adoption effective de la loi sur la biosécurité afin de freiner, entre autres, la dissémination incontrôlée des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans les pays en développement où les mesures de sécurité parallèles sont encore inexistantes.


Cette rencontre de trois jours (du 8 au 10 juillet) s’inscrit dans le cadre d’un partenariat et des accords de coopération inter-universitaires entre Dakar et Michigan, aux Etats-Unis.


Elle réunit des experts en provenance de sept pays de l’Afrique de l’Ouest qui se pencheront entre autres sur la biosécurité alimentaire, la prévention des risques biotechnologiques pour l’environnement, les organismes génétiquement modifiés (OGM).





TBS/aft/APA

2009-07-08 20:52:25