Publié le 9 juillet 2009

Percée de la microfinance en Afrique de l’Ouest

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) Les Instituts de microfinance (IMF) enregistrent 45% de taux de pénétration des familles bénéficiant des services offerts contre un taux n’excédant pas 6% pour les banques classiques au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Mieux, ses performances sont le fruit d’une législation engagée par les autorités monétaires dans les années 70 et qui a propulsé la microfinance en Afrique de l'Ouest.

En fin 2008 la zone a compté plus de 700 IMF et plus de 5 000 points de service avec plus de 9,5 millions de bénéficiaires contre moins de 100 IMF et moins de 500 000 bénéficiaires en 1993.

Au cours de la même période, le volume de crédit a bondi de 10 milliards à 442 milliards de F CFA.

Ces financements ont touché 12% des populations de l’Union avec une épargne estimée respectivement à 15 milliards de F CFA en 1993 et à 449 milliards en 2008.

Au Burkina Faso, près de 319 IMF opèrent sur toute l’étendue du territoire national.

Plus d’un million d’individus ont recours au microcrédit pour une épargne de 69 milliards de F CFA contre un encours de crédit de 59 milliards.

Pour l’ancien gouverneur de la BCEAO, Charles Konan Banny, qui a introduit une communication générale sur le thème de la IVe conférence, “Les résultats et les performances des IMF en termes d’accès aux services financiers sont éloquents et reconnus à l’échelle internationale”.