APA-Abuja (Nigeria) La Banque Mondiale a annoncé une augmentation des crédits qu'elle accorde au secteur de l’agriculture de 4 à 12 milliards de dollars en vue d’atténuer l’aggravation de la crise alimentaire en Afrique.
L’augmentation des prix de denrées alimentaires à travers le monde qui a précédé la crise pétrolière, financière et économique, a déjà mis beaucoup de familles dans une situation de malnutrition.
La crise alimentaire a également suscité une polémique entre les pays développés et ceux en voie de développement sur fond d'accusation que
les énergies alternatives ont été à la base de la flambée des prix de denrées alimentaires en 2007.
La revue de la crise internationale par la Banque Mondiale publiée sur son site Internet indique que les prêts pour l’Afrique devraient presque doubler, passant de 450 millions de dollars à 800 millions de dollars.
Le rapport a souligne que la Banque avait mis en place un Programme d’Intervention en réponse à la Crise Alimentaire Mondiale (GFRP) en mai 2008 pour apporter une aide immédiate aux pays durement touchés par l’augmentation des prix.
“L’intervention de la Banque a été articulée en coordination avec le Groupe de Travail de Haut Niveau de l’ONU sur la sécurité alimentaire.
« A travers son intervention, la Banque appuie la mise en œuvre de son Cadre d’Action Détaillé (CFA).
« Le Groupe de la Banque Mondiale avait augmenté la GFRP à 2 milliards de dollars en Avril 2009 pour faciliter une récupération immédiate aux pays durement touchés par l’augmentation des prix », a souligné le rapport.
Le document a par ailleurs ajouté que le GFRP avait été créé en Mai 2008 pour réduire la menace de crise alimentaire et les coûts élevés de production et de commercialisation des produits agricoles qui pesaient sur la subsistance des plus pauvres.
Le GFRP, selon la revue, avait décaissé 757 millions de dollars américains sur 1,2 milliard pour 33 pays le 11 Juin 2009.
Le rapport indique que 49 millions de dollars supplémentaires avaient été réservés pour des programmes dans neuf pays, alors que 22 pays africains avaient déjà bénéficiés de ce fonds.



