Tandja reconduit le gouvernement dirigé par le Premier ministre Seini Oumarou

19 août 2009 dans Dépêches, Politique, Société 12 vues

APA-Niamey (Niger) Le Président Mamadou Tandja a reconduit mercredi le gouvernement sortant, toujours dirigé par le Premier ministre Seini Oumarou, qui a démissionné la veille, en raison de la promulgation d’une nouvelle Constitution, qui consacre l’entrée dans une sixième république qui prolonge le mandat du chef de l’Etat de trois ans, a appris APA de sources proches de la Présidence à Niamey.

Cette nouvelle équipe sera désormais conduite par le chef de l’Etat lui –même, qui devient, en vertu de la nouvelle constitution, chef du gouvernement, contrairement à l’ancien texte fondamental qui érige un régime semi-présidentiel dans lequel le Premier assure la coordination de l’action gouvernementale.


Le Premier ministre Seïni Oumarou, en poste depuis juin 2007, a présenté mardi la démission de son gouvernement, formé fin juin dernier, conformément à la formalité exigée par la promulgation d'une nouvelle Constitution.


Fort de 32 membres, ce gouvernement a été formé au lendemain de la démission des ministres issus de la Convention démocratique et sociale (CDS), principal allié du Chef de l’Etat et qui ont rejoint l’opposition anti-référendum.


Le chef de l’Etat nigérien a adopté une nouvelle constitution à l’issue d’un référendum controversé au cours duquel le « oui » l’a emporté à 92,50 pour cent, des chiffres contestés par l’opposition qui a boycotté le scrutin en raison de son procédé jugé illégal par la Cour constitutionnelle.


A la fois dénoncé et décrié par la Communauté internationale, la tenue de ce vote a provoqué la rupture de l’aide budgétaire accordée au Niger par l’Union européenne ainsi que la suspension des engagements des Etats Unis dans ce pays, dont le budget est pourvu à plus de 50 % par l’aide extérieure.


L’opposition nigérienne regroupée au sein de la Coordination des forces pour la démocratie et la république (CFDR) a lancé ce mercredi trois jours d’actions contre la nouvelle constitution, dénonçant l’instauration d’une « dictature » par le Président Tandja, qui devait quitter le pouvoir en décembre prochain, selon l’ancienne constitution adoptée en 1999.




DS/od/APA

2009-08-19 15:45:07