Des candidats malheureux à la présidentielle gabonaise déposent des recours à la Cour constitutionnelle

18 septembre 2009 dans Dépêches, Elections, Société 43 vues

APA Libreville (Gabon) Une quinzaine de candidats malheureux de l’élection présidentielle gabonaise du 30 août dernier ont annoncé avoir « introduit des recours » à la Cour constitutionnelle pour contester l’élection du candidat du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir), Ali Bongo Ondimba.


«Ces recours reposent sur le fait que 67% des procès-verbaux des bureaux de vote examinés par nos experts comportent de très graves irrégularités et des cas de fraudes manifestes», ont indiqué les candidats dans une déclaration commune lue par l’ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong.


«Nous attendons donc à cette occasion que, au nom du peuple gabonais, que la Cour constitutionnelle dise le droit et la vérité sur le résultat de cette élection présidentielle», a souligné l’ancien Premier ministre.


Selon les résultats proclamés par le ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou, et confirmés par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo Ondimba est arrivé en tête du scrutin avec 141.952 soit 41,73% des suffrages exprimés, devant André Mba Obame 88..028 voix (25,88%) et Pierre Mamboundou 85.797 voix (25,22%).


André Mba Obame et Pierre Mamboundou ont tous deux revendiqué la victoire au lendemain du scrutin. Ils se sont, par la suite, retrouvés pour contester la victoire du candidat du PDG au sein d’un collectif regroupant une quinzaine de candidats malheureux.


Selon la constitution, la Cour constitutionnelle a un mois pour vider le contentieux électoral né de la victoire électorale de M. Ali Bongo Ondimba, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé le 8 juin dernier à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne.


Dans une déclaration, jeudi à Libreville, André Mba Obame a révélé que le gouvernement gabonais a adressé une note verbale aux représentations diplomatiques du Gabon leur annonçant l’investiture de M. Ali Bongo Ondimba le 21 septembre prochain.


« Le gouvernement se comporte comme si la Cour constitutionnelle ne disposait que d’une demie journée pour vider le contentieux électoral », a-t-il déploré. Aucune source gouvernementale n’a confirmé cette date.






AE/lmm APA

2009-09-18 16:07:35