Le Sénat marocain prépare le renouvellement de son tiers sortant

23 septembre 2009 dans Dépêches, Elections, Société 88 vues

APA-Rabat (Maroc) La chambre haute marocaine, le Sénat, entame mercredi le processus de renouvellement de son tiers sortant prévu le 2 octobre prochain par le dépôt de candidatures.

Au total, 90 membres devront quitter la deuxième chambre pour briguer un mandat de six ans par suffrage indirect où les grands électeurs prendront part.

Il s’agit des collèges des collectivités locales, des chambres d’agriculture, des chambres de commerce, d’industrie et de services,des chambres d’artisanat, et des délégués des salariés.

Depuis les Communales du 12 juin dernier, plusieurs scrutins ont eu lieu dont les chambres professionnelles et les conseils régionaux, largement décisifs dans l’établissement de l’identité du corps électoral de la deuxième chambre.

Le nouveau parti marocain, Authenticité et Modernité (PAM,), piloté par Fouad Ali El Himma, ancien ministre délégué de l’intérieur, se trouve d’ores et déjà conforté dans cette nouvelle course électorale.

Le 12 juin dernier, son parti, pourtant crée juste un an plutôt, était arrivé en tête des Communales.

Sur les 27.795 sièges à pourvoir dans 1503 communes, le PAM, crée à base de fusion de cinq petites formations, s’était adjugé 6015 sièges, soit 21,7pc.

Le parti leader s’était illustré à la veille de la campagne électorale pour les Communales par le retrait de son soutien au gouvernement, alors qu’il était parmi ses principaux alliés.

Depuis son élection aux législatives du 7 septembre 2007, Fouad Ali El Himma, à priori sans étiquette politique, s’est mis à rallier des parlementaires de partis de droite et de centre au grand dam de plusieurs formations qui avaient crié au « scandale politique ».

Le phénomène a atteint son paroxysme avec la constitution du parti s’érigeant, selon les observateurs, en « un fourre-tout ».

Plusieurs parlementaires ont quitté leurs formations initiales pour rallier le parti d’El Himma dont le mot d’ordre est pourtant « la lutte contre la balkanisation politique ».

Le parti compte déjà près de 90 députés dans la chambre basse, sur 325, et une quarantaine de conseillers dans la deuxième chambre ( par ralliement).