APA-Paris (France) Le nouveau ministre sénégalais des Affaires étrangères, Me Madické Niang, a déclaré jeudi à Paris que les fonds alloués par les Occidentaux dans le cadre de l’Aide publique au développement ne suffisent plus à résoudre les difficultés auxquelles sont confrontées les économies des pays du Sud.
« L’Aide publique au développement, qu’elle soit multilatérale ou bilatérale, ne peut apporter des solutions à nos problèmes. Nous ne pourrons jamais atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) par ce biais », a déclaré le patron de la diplomatie sénégalaise en marge de la première réunion ministérielle sur ‘‘les transactions financières internationales pour le développement’’, initiée par le Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement.
« Nous (les pays sous-développés) devons être accompagnés. Et pour cela, il faut de nouvelles formes de financements », a expliqué Me Madické Niang pour qui la question de la recherches de ressources additionnelles pour accompagner les économies parfois sous perfusion de pays en voie de développement constitue une urgence.
« Il faut tenir compte d’un accompagnement des économies fragiles comme celles des pays africains pour arriver à une certaine solidarité », a-t-il notamment suggéré, appelant par ailleurs à « une répartition plus équitable des richesses générées par la mondialisation de l’économie ».
« Nous demandons plus d’équité dans cette répartition de richesses. Et plus d’équité, c’est de trouver les moyens qui doivent aider au décollage des économies de nos pays », a ajouté le ministre sénégalais des Affaires étrangères qui en appelle à une action à grande échelle, au niveau mondial.
« On nous parle d’une taxe sur les transactions financières ; il faut applaudir. Mais nous leur avons dit qu’il faut que se soit fait au niveau mondial parce qu’il faut tenir compte des ressources qui existent partout », estime t-il.
« Il suffit simplement de tenir compte aujourd’hui des revenus qui sont distribués au niveau de Wall Street, ces revenus dépassent de loin l’aide au développement qu’elle soit bilatérale ou multilatérale. Donc il faudrait une implication au niveau mondial, mais aussi redéfinir de nouvelles formes de contribution », a-t-il ajouté précisant que les experts constitués par le Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement travaille à trouver de nouvelles formes de financements.
Créé en 2006, le Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement a déjà permis, en trois ans, de lever plus de deux (2) milliards et demi de dollars de financements supplémentaires. Dans le secteur de la santé, cette initiative a permis de vacciner 100 millions d’enfants par an et de garantir un traitement pédiatrique contre le Sida à 100.000 enfants par an.
LD/od/APA
2009-10-22 15:00:34

