Les anciens combattants du monde condamnent le Polisario

26 octobre 2009 dans Conflits, Dépêches, International 234 vues

APA-Rabat (Maroc) La Fédération mondiale des anciens combattants (FMAC) a fait sienne une proposition marocaine sur le plan d’autonomie au Sahara et a condamné « la situation des populations séquestrées » à Tindouf, au sud ouest algérien, sous la coupe du Polisario, rapporte lundi la presse marocaine.

La 26ème assemblée générale de La FMAC, tenue à Copenhague ( Danemark) du 19 au 23 octobre, a adopté « une importante résolution présentée par la délégation marocaine sur le projet d'autonomie au Sahara », précise la même source citant un communiqué du Haut Commissariat marocain aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération.

La résolution, une des 26 adoptées, a été « vivement discutée et a donné lieu à un débat avec le délégué algérien qui a requis vainement le retrait du projet de résolution marocaine », ajoute la même source.

La délégation marocaine a également réussi à « faire adopter la condamnation par l'assemblée Générale de la FMAC de la situation dans laquelle sont confinées les populations de Tindouf", lit-on dans le même texte.

Quelque 89 institutions et associations représentant 50 pays d'Europe, d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et d'Australie ont été présentes à la conférence de Copenhague.

En septembre dernier, le Maroc avait accusé l'Algérie de favoriser la séquestration de milliers de Marocains dans les camps du Polisario.

Selon Rabat , "Alger retient des milliers de Marocains depuis plus de trente années. Les populations séquestrées dans les camps de Tindouf sont des citoyens marocains, femmes, enfants et personnes vulnérables qu'Alger retient contre leur gré".

"La situation des droits de l'homme au Sahara marocain est mille fois meilleure que celle de l'Algérie où des violations des droits de l'homme continuent d'être enregistrées au quotidien", indique la diplomatie marocaine.

Rabat avait appelé l'Algérie à permettre aux instances internationales de « s'acquitter pleinement de son mandat, en procédant au recensement et à l'enregistrement des populations des camps de Tindouf ».

En décembre dernier, l’ONG américaine Human Watch Right (HWR) avait estimé que l'Algérie a « failli à ses responsabilités s'agissant des violations des droits de l'homme commises par le Polisario sur un territoire algérien ».

Le Polisario « marginalise » ses opposants à Tindouf et recourt au « chantage et à la terreur alimentaire », à l'égard des milliers de sahraouis, selon HWR qui avait appelé à soumettre les camps de Tindouf à un contrôle régulier des organismes internationaux des droits humains.

Le Maroc évoque depuis des années la question d'environ 90.000 sahraouis, qualifiés de « séquestrés » sur le territoire algérien sous l'autorité du Polisario.

Depuis fin 80, des milliers de sahraouis ont fui les camps de Tindouf pour rallier le Maroc.

Rabat avait proposé un plan d'autonomie au Sahara pour sortir de l'impasse, vieille de 34 ans, ce que le Polisario rejette réclamant un référendum d'autodétermination jugé « inapplicable » par le Maroc, soutenu par une bonne partie de la Communauté internationale.

En juin 2007, un processus de négociations a été enclenché, sous l'égide de l'ONU, sur le sol américain mais il peine à trouver un terrain d'entente entre les deux principaux protagonistes, le Maroc et le Polisario, appuyé par l’Algérie.

Le cinquième round des négociations devrait être fixé de commun accord entre le Maroc et le Polisario.