Publié le 13 novembre 2009

Deux banques française et africaine s’invitent dans le transfert d’argent de la France vers l’Afrique

APA-Paris (France) La Caisse d’Epargne d’Ile de France, banque française, et Ecobank, banque panafricaine, ont lancé depuis quelques semaines un service de transfert rapide et à tarif préférentiel de fonds en direction du Sénégal, du Mali et du Cameroun, trois pays dont les ressortissants figurent parmi les Africains installés en France qui envoient le plus d’argent vers leur pays d’origine.

Selon les responsables de ces deux institutions financières, il s’agit à travers ce nouveau produit, de permettre à la diaspora africaine d’avoir la possibilité de réduire de façon significative les frais souvent élevés qu’occasionnent les envois d’argent malgré la multiplication, ces dernières années, des offres dans ce domaine.

« Les transferts d’argent des immigrés représentent des montants très importants. Alors, il est question pour nous de leur offrir l’opportunité de réduire les frais liés à ces envois d’argent », a expliqué Christophe Jocktane-Lawson, Directeur régional à l’international d’Ecobank, au cours d’une conférence de presse.

Selon lui, les immigrés africains originaires de ces trois pays pourront désormais, par le biais de ce service, envoyer pour jusqu’à 15 200 euros pour un tarif unique de 10 euros; ce qui, à son avis « n’existe nulle part aujourd’hui ».

« A travers la baisse du coût des transferts des migrants, nous souhaitons contribuer à la croissance des flux financiers et du taux de bancarisation dans les pays cibles », a pour sa part déclaré Daniel Clément, Directeur développement commercial de la Caisse d’épargne Ile de France.

Pour ce dernier, les envois annuels de ressortissants africains en France vers leurs pays respectifs avoisinent les 7 milliards d’euros (4 milliards pour les envois formels, et 3 milliards pour ceux non formels).

Rien que pour région Ile de France qui concentre la plus forte population migrante africaine, les transferts annuels de fonds en direction de l’Afrique subsaharienne qui passent par les canaux légaux dépassent les 600 millions d’euros.

Pour sa phase de lancement, le service de transfert a été mis en place à Montreuil et au quartier du Château d’eau, deux zones à forte concentration de populations immigrées d’origine africaine.

Les responsables des deux entités bancaires comptent, dans le courant de l’année prochaine, élargir leur offre aux autres villes de France, mais aussi toucher les autres pays de l’Afrique subsaharienne, l’objectif à terme étant de devenir le leader dans les transferts d’argent de la France vers l’Afrique.


LD/od/APA
2009-11-13 13:02:47