APA-Nouakchott (Mauritanie) Préserver, promouvoir et vulgariser le patrimoine culturel des populations Imraguens (habitants marins installés sur la côtes mauritanienne et répartis en plusieurs villages dont les sources viennent de la mer), tel est l'objectif des journées culturelles organisées depuis vendredi à Nouamaghar à 155km au nord de Nouakchott. Pour les organisateurs, cette manifestation de trois jours vise à promouvoir et sauvegarder une partie du patrimoine de l'humanité, à préserver l'environnement marin et impulser le tourisme dans cette partie de la Mauritanie riche par ses rares espèces poissons et oiseaux et par sa nature réconciliant la mer et la flore. L'évènement a donné lieu à des denses folkloriques, des chants, de la poésie, des courses des lanches (embarcations non motorisées) et à des exposés retraçant l'histoire et la cultures des Imaraguens dans toute sa diversité. Pour le maire de Nouamghar, ces journées permettent de jeter la lumière sur le patrimoine culturel des populations de cette zone, classée depuis 1989 patrimoine de l'humanité. Depuis la réalisation de la route Nouakchott-Nouadhibou, passant loin des côte, les Imaraguens se sentent de plus en plus isolés et leurs produits peu commercialisés. Ils sont au nom de 12 à 14.000 habitants implantés sur 12 localités dépourvus d'infrastructures de base et leur enfants peu scolarisés. Ils ont hérité de leurs ancêtres le travail en mer et ambitionnent de mieux connaitre l'environnement marin, ses secrets, ses moments heureux et difficiles, ses risques et ses multiples avantages. Les traditions des Imraguens interdisent à la femme, selon des rumeurs, de s'approcher de la mer pendant des moments de la journée et les mariages pour la plupart entre cousins et proches parents rendant la société Imraguen complètement fermée. La zone bénéficie de l'intervention de plusieurs organisations internationales dont la FIBA (Fondation internationale du Banc d'Arguin) un repère de centaines de milliers d'oiseaux étudiés par des scientifiques du monde entier. La coopération japonaise, la Société nationale du Banc d'Arguin, la marine mauritanienne et les secteurs du tourisme et de l'environnement interviennent tous dans cette zone de particularité écologique très rare et précieuse. MOO/od/APA 2009-11-21 11:16:18
Trois jours pour mieux connaître la culture des Imraguens





