La Banque mondiale estime à 1000 milliards de dollars les besoins de l’Afrique en infrastructures

1 décembre 2009 dans Dépêches, Développement, Infrastructures 53 vues

APA-Lagos (Nigeria) La Banque mondiale a déclaré mardi que l’Afrique disposait des infrastructures les plus faibles au monde et aurait besoin de plus de 1000 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie pour remettre en état ses infrastructures.


Un rapport de la Banque mondiale, intitulé « Les infrastructures de l’Afrique : le temps de la transformation », publié à Abuja, a indiqué que près de 93 milliards de dollars devraient être dépensés chaque année pendant une décennie pour améliorer les infrastructures du continent.


« Paradoxalement, avec la faiblesse des infrastructures, dans certains pays, les Africains paient deux fois plus pour les services de base qu’ailleurs », a ajouté le rapport.


Selon ce rapport, près de la moitié du montant serait nécessaire pour résoudre la crise actuelle de l’approvisionnement de l’Afrique en ’électricité qui a freiné sa croissance.


« Les nouvelles estimations se chiffrent à environ 15 pour cent du produit intérieur brut (PIB) du continent, comparable à ce qu’a investi la Chine dans les infrastructures au cours des dix dernières années », selon le rapport.


Fondé sur une étude menée dans 24 pays africains, le rapport souligne que le mauvais état des infrastructures en Afrique sub-saharienne – électricité, eau, routes et technologie de l’information et des communications (TIC) – réduisait la croissance économique des pays de 2 % chaque année.


« Cela réduit la productivité des entreprises dans une proportion de 40 pour cent », a précisé le rapport qui ajoute que les dépenses actuelles en infrastructures en Afrique sont beaucoup plus élevées que jamais auparavant, soit 45 milliards de dollars par an.


Selon le rapport, la plupart de ces montants ont été financés au niveau national par les contribuables et consommateurs africains.


Le rapport a également constaté qu’il y avait des gaspillages considérables à corriger, car une amélioration de l’efficacité permettrait de dégager un supplément de 17 milliards de dollars sur les ressources disponibles.


MM/DAJ/ovh/mn/APA

01-12-2009