APA Libreville (Gabon) Le Premier ministre gabonais Paul Biyoghe Mba a invité ses concitoyens, à combattre la corruption, dans une allocution, mardi soir à Libreville, à la veille de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la corruption.
« Avec courage, audace et efficacité, extirpons ensemble ce mal endémique qui gangrène notre société », a déclaré M. Biyoghe Mba, soulignant que la corruption n’est pas une fatalité. « C’est un phénomène provoqué et entretenu délibérément, qui a un début et peut avoir une fin. Pourvu que les différents acteurs de la société, à tous les niveaux, prennent conscience de l’enjeu.
Selon la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale (FMI), les sommes détournées au titre de la corruption sont estimées à 1000 milliards de dollars par an, soit 5% du PIB africain.
L’Union africaine considère, pour sa part, que la corruption coût aux économies africaines plus de 148 milliards de dollar par an, soit 25% du PIB africain alors que l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) que les pays qui prennent des mesures de lutte contre la corruption et de promotion du respect de la légalité, pourraient augmenter leur revenu national de 400%
« La corruption a atteint dans le monde des limites dangereuses et intolérables », a déclaré le Premier ministre gabonais qui a identifié trois types d’action à mener au plan institutionnel, en matière de prévention et de répression, dans le cadre de la lutte contre ce fléau, dans son programme de politique générale décliné le 26 novembre dernier à l’Assemblée nationale.
Le chef du gouvernement gabonais a préconisé notamment le renforcement des capacités d’action de la commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite, l’intensification des actions de préventions dans tous les secteurs et la lutte contre l’impunité par l’application rigoureuse des textes en vigueur.
Il a invité les agents publics à se conformer à l’obligation de déclaration de leurs biens auprès de la Commission, à l’instar des membres du gouvernement. De même, il a exhorté tous les assujettis à la déclaration de soupçon de s’acquitter de cette formalité auprès de l’Agence nationale d’investigation financièere (ANIF).



