Fixation des prix du coton par le gouvernement béninois

11 décembre 2009 dans Dépêches, Economie, Matières Premières 193 vues

APA-Cotonou (Bénin) Le gouvernement béninois a fixé à 210 FCFA le prix d’achat du kilogramme de coton de premier choix aux producteurs et celui de second choix à 160 FCFA, pour le compte de la campagne 2009-2010, a appris jeudi APA, de source officielle à Cotonou.

Selon cette source proche du ministère béninois de l’Agriculture, cette décision du gouvernement béninois est destinée à encourager les producteurs du coton au Bénin.

« Ce prix fixé par l’exécutif béninois est pour, non seulement encourager les producteurs du coton à s’adonner davantage à la filière, mais aussi à stimuler d’autres producteurs à la production de ce produit », a confié à APA, Issifou Bello, responsable à la direction de la programmation et prospective du ministère béninois de l’Agriculture.

Selon le rapport de la campagne agricole 2009-2010, élaboré par cette direction, les producteurs béninois, ont préféré, au cours de cette campagne agricole, donner la priorité à la production des cultures céréalières.

« Avec une production céréalière prévisionnelle brute de la campagne 2009-2010, estimée à 1.462.233 contre 1.298. 000 tonnes en 2008, soit une hausse de 12,66% par rapport à l’année dernière, les agriculteurs béninois laissent progressivement la production du coton, au profit des cultures céréalières notamment le riz et le maïs », indique le rapport à mi parcours de la campagne agricole 2009-2010.

« Cette situation de la production céréalière pourrait se justifier par l’appui substantiel apporté par les pouvoirs publics à la lutte pour l’autosuffisance alimentaire à travers plusieurs projets et programmes », révèle la même source.

Par contre, souligne, la même source, « La production cotonnière, pour cette campagne agricole, est estimée à 210 604 tonnes contre 244 563 pour l’année 2008, soit -13,89 pour cent de chute de l’indice coton »

Selon certains agriculteurs du coton, cette chute de l’indice coton, pourrait s’expliquer par les nombreuses difficultés qui ont entravé la culture du coton au cours de la campagne, notamment, la non disponibilité d’intrants de qualité à temps réel.