APA – Douala (Cameroun) La première borne matérialisant la démarcation de la frontière terrestre entre le Cameroun et le Nigeria a été posée lundi dans la localité de Banki-Amchidé, (Extrême-nord) en présence du représentant du secrétaire général des Nations unies Said Djinnit et des délégations camerounaise et nigériane conduites respectivement par leurs ministres de la Justice Amadou Ali et Prince Bola Adjibola.
En procédant au lancement de la frontière terrestre entre les deux pays conformément à la décision de la Cour internationale de justice de la Haye (CIJ), le représentant du secrétaire général de l’ONU, a exhorté les deux parties à se conformer aux résolutions des Nations unies, et d’instaurer un climat de confiance réciproque.
Le tracé qui partira de la zone du lac Tchad (Extrême-nord) jusqu’à la péninsule de Bakassi (Sud-ouest) est long de 1900 kilomètres, distance sur laquelle les deux pays ont trouvé l’accord sur les 1950 kilomètres au total qui les séparent.
D’après les Nations unies, le Cameroun et le Nigeria sont d’accord pour qu’une borne soit implantée à chaque demi kilomètre, ce qui veut dire qu’il faudra environ trois mille bornes pour couvrir cet espace.
Outre les Nations unies, la cérémonie de ce lundi qui s’est déroulée dans « une ambiance cordiale » selon les autorités camerounaises, a également vu la participation des représentants des Etats témoins des accords de Greentree, à New York, aux Etats-Unis signés en 2006 par les deux pays sous les auspices de l’ONU.
Il s’agit de l’Allemagne, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, mais aussi, les bailleurs de fonds à l’instar de la Banque mondiale, de l’Union européenne t de la Banque africaine de développement (BAD).
Suite au différend frontalier né entre les deux pays il y a une quinzaine d’années, le Cameroun avait porté l’affaire devant la CIJ, qui, dans un verdict sans appel, a déclaré que la péninsule de Bakassi, présumée riche en pétrole est la propriété du Cameroun.
Le 14 août 2008, le Nigeria a retiré ses troupes de Bakassi, rendant l’administration au Cameroun, qui, a demandé aux Nigérians, du reste majoritaire dans cette presqu’île, qu’étaient libres de rester à Bakassi s’ils le voulaient.
MBOG/mn/APA
2009-12-14 16:39:38

