APA-Cotonou (Bénin) Le visa unique ECOVISA visant à favoriser l’effectivité de la libre circulation des personnes dans l’espace sous régional ouest africain, sera mis en application dès 2012, a annoncé samedi à APA, à Cotonou, M.Sanoh N’Faly, directeur de la libre circulation de l’espace communautaire.
« La réunion des experts de la CEDEAO à Cotonou, sur l’introduction du visa unique dans l’espace communautaire, a définit la feuille de route de la task force ECOVISA, qui fixe 2012 comme année de la mise en service de ce document « , a confié à APA, M. Sanoh N’Faly.
Le directeur de la libre circulation dans l’espace communautaire qui s’exprimait au cours d’un entretien avec APA, a indiqué, qu’avant la mise en service de ce document communautaire, qu’un certain nombre d’activités doivent être exécuté.
« Pour faciliter la mise en service de ce visa unique ECOVISA, dans l’espace communautaire, la CEDEAO va évaluer entre autres , en janvier 2010, les systèmes de visa existants dans chaque pays de l’espace », a-t-il indiqué.
Outre cette évaluation, a –t-il poursuivi, la CEDEAO va concevoir avant mars 2010,non seulement le modèle de visa, mais aussi, sensibiliser les populations des pays de l’espace sur les biens fondés de l’utilisation de ce visa.
De même, a-t-il expliqué, les Etats membres de l’espace communautaire, vont procéder avant la fin de 2010, à l’harmonisation des textes nationaux relatifs à l’entrée et au séjour des étrangers.
Ainsi, a-t-il souligné, à partir de 2011, après l’harmonisation de ces textes, les Etats membres de la CEDEAO vont expérimenter le système ECOVISA avant son entrée en vigueur en 2012.
L’une des dispositions du protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement, adopté en 1979 par les Chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la CEDEAO, stipule que « les citoyens de la communauté ont le droit d’entrer , de réaliser et d’établir sur le territoire des Etats membres »
Pour le responsable de la libre circulation au sein de l’espace communautaire, l’adoption de cette disposition, n’a toujours pas freiné les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens dans la sous région ouest africaine.
« L’adoption par les hautes instances de la CEDEAO de dispositifs réglementaires relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence, au droit d’établissement et au libre exercice des professions libérales , n’a pas suffit à endiguer le phénomène », a-t-il déploré.
MT/of/APA
2009-12-19 18:30:00



