APA – Nouakchott (Mauritanie) Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et chef de file de l’opposition en Mauritanie, a dénoncé lundi à Nouakchott le nouveau projet de loi sur le terrorisme.
Il a estimé dans une conférence de presse que le nouveau texte qui modifie celui de 2005 « consacre la dictature, le terrorisme d’Etat et le pouvoir d’humeur ».
Ould Daddah a réclamé le report de la soumission de ce projet de loi à l’Assemblée nationale et au Sénat et l’organisation d’un débat là-dessus entre le gouvernement et l’opposition.
Pour lui, le nouveau texte « contient des articles contradictoires à la Charia (loi coranique), à la morale et aux valeurs islamiques ainsi qu’aux principes démocratiques et de liberté ».
Le chef du RFD a ajouté que le projet de loi en question « autorise les instances compétentes à agresser les libertés des citoyens et leurs biens à n’importe quel moment et sans justificatif aucun ».
Les modifications proposées donnent la possibilité de perquisitionner un lieu privé à tout moment de la journée, ce qui était exclu au delà de 22 h dans l’ancienne loi. Elles prévoient aussi les écoutes téléphoniques et les poursuites judiciaires de faits très anciens.
Le pouvoir en Mauritanie a conçu le nouveau projet de loi afin « de détourner l’attention de ses échecs dans la sécurité et la lutte contre le terrorisme », a de son côté estimé le président de l’Union des forces du progrès (UFP), Mohamed Ould Mouloud, à la même occasion.



