La Coupe d’Afrique des Nations : 53 ans d’histoire, un grand challenge sportif continental

9 janvier 2010 dans Dépêches, Football, Sports 349 vues

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) Le plus prestigieux rassemblement footballistique du continent africain en sera à sa 27ème édition en Angola, du 10 au 31 janvier.

Le tournoi continental que l’Angola accueille pour la première fois, célébrera son 53ème anniversaire en terre angolaise. Au fil des années, la CAN est devenue l’une des compétitions les plus attrayantes du football mondial tant par la qualité du spectacle offert que par l’engouement qu’elle suscite auprès des foules africaines et auprès des médias du monde entier.

La première Coupe d’Afrique des nations a été disputée en février 1957 à Khartoum, au Soudan. La compétition dont le coup d’envoi a été donné le 10 février a regroupé uniquement trois équipes, le Soudan (pays organisateur), l’Ethiopie et l’Egypte, vainqueur du premier trophée.

L’histoire de la CAN se confond avec celle de la Confédération africaine de football (CAF), l’instance dirigeante du football africain, créée deux jours avant le début de la compétition, le 8 février 1957.

La deuxième édition, en 1959, au Caire, sera disputée par le même trio, auquel s’ajouteront l’Ouganda et la Tunisie en 1962.

La compétition s’est ensuite ouverte à d’autres pays. Le Ghana et le Nigeria en 1963 ; la Côte d’Ivoire le Sénégal et le Congo–Léopoldville, en 1965 ; l’Algérie, le Congo-Brazzaville, en 1968 ; le Cameroun et la Guinée, en 1970 ; le Mali, le Maroc, le Kenya et le Togo, en 1972.

Le Sénégal, en 1992, inaugure la formule avec douze équipes. En Afrique du sud, en 1996, le nombre de participants passe à 16 équipes. La compétition se développe et charrie des images et des moments forts, inoubliables dans l’histoire du sport africain.

L’élection à la tête de la Confédération africaine de football (CAF) du Camerounais Issa Hayatou, en 1988, au Maroc, est un de ces moments historiques. Hayatou a succédé au défunt Ydnekatchew Tessema (1972-1988), 3eme président de la CAF après les Egyptiens Abdel Aziz Salem (1957-1958), Abdel Aziz Mostafa (1958-1968) et le Soudanais Abdel Halim Mohamed (1968-1972) .

L’édition de 1996 en Afrique du sud scelle le retour de l’ancien bastion de l’apartheid dans la famille sportive africaine. Retour gagnant pour le pays de Nelson Mandela qui remporte du coup sa première CAN, en l’absence du Nigeria qui a déclaré forfait.

Le pays le plus peuplé d’Afrique est alors mis au banc par la communauté internationale pour avoir pendu l’écrivain Ken Saro-Wiwa et cinq de ses compagnons du Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (MOSOP).

Comme à toutes les autres coupes d’Afrique, la 27ème enregistrera la présence d’une faune de recruteurs étrangers qui vont arpenter les stades de Luanda, Cabinda, Lubango et Benguela, à la recherche de l’oiseau rare.

L’occasion est donc propice pour les jeunes joueurs africains de décrocher un contrat juteux à l’issue de la compétition. Comme hier, la CAN est aujourd’hui pour beaucoup, le tremplin idéal pour amorcer une carrière professionnelle. Les recruteurs des plus grands clubs d’Europe, calepin et chéquier en mains, se bousculent dans les couloirs des hôtels où logent les équipes.