La Haute cour du Nigeria décide de confier le pouvoir au vice-président

14 janvier 2010 dans Dépêches, Politique, Société 24 vues

APA-Abuja (Nigeria) La Haute cour de justice d’Abuja a demandé au Juge en chef du Nigeria d’installer officiellement le vice-président Goodluck Jonathan pour assurer l’intérim du pouvoir en attendant que le président Umaru Musa Yar’Adua revienne de son séjour médical en Arabie Saoudite.

Cette décision de justice prise mercredi, fait suite à une action intentée par l’avocat Christopher Onwuekwe qui s’inquiétait de la longue absence du président Yar’Adua et le fait qu’il n’a pas remis le pouvoir visiblement vacant au vice-président Jonathan, pour assurer l’intérim.


L’avocat avait estimé que cette situation de vide pouvait menacer l’existence et la stabilité de la République fédérale du Nigeria.


M. Onwuekwe, par la voix de son conseiller juridique, Amobi Nzelu, avait estimé que dès lors que la président n’avait pas écrit à l’Assemblée nationale pour lui signifier que son vice-président devait gérer les affaires courantes de l’Etat jusqu’à son retour, la Haute cour pouvait trouver une solution au problème en autorisant Jonathan Goodluck à assumer les charges de président en attendant le retour de Yar’Adua.


Cette action initiée par Onwuekwe n’est pas la seule à exiger de la justice qu’elle donne à Jonathan les moyens d’exercer le pouvoir, en l’absence de Yar’Adua qui séjourne depuis près de deux mois en Arabie Saoudite pour y suivre un traitement médical.


Récemment, le bâtonnier de l’ordre des avocats d’Afrique de l’Ouest, Femi Falana, avait intenté un procès contre le gouvernement fédéral, sur ce même sujet.


Il demandait à la Haute cour de justice de contraindre Yar’ Adua à informer officiellement l’Assemblée nationale au sujet de son hospitalisation et de confier au vice-président Goodluck Jonathan les charges de président de la république.


Yar’Adua est absent du pays depuis plus de 50 jours, sans transmettre le pouvoir politique au vice-président, et toutes les démarches politiques visant à corriger cette anomalie avaient été bloquées par le ‘People’s Democratic Party’ (PDP, au pouvoir), à travers sa puissante élite du nord du pays qui n’est pas très enthousiaste à l’idée d’avoir un sudiste à la tête du Nigeria.


Les organisations de la société civile et les partis d’opposition étaient descendus dans la rue mardi pour forcer la main à l’Assemblé nationale afin qu’elle intente une action contre le président Umaru Yar’Adua






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2010-01-14 09:48:25