L’UA demande au ‘’pouvoir illégal’’ de Madagascar d’arrêter d’imposer des solutions unilatérales à la crise

2 février 2010 dans Diplomatie, Dépêches, International 68 vues

APA-Addis Abeba (Ethiopie) La 14e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), qui poursuit ses travaux à huis clos ce lundi à Addis Abeba (Ethiopie), demande au ‘’régime illégal’’ de Madagascar de mettre fin à ses tentatives d’imposer des solutions unilatérales à la crise politique dans ce pays, contournant ainsi l’Accord de Maputo et l’Acte additionnel d’Addis Abeba.

Selon un projet de décision sur Madagascar adopté par le Conseil exécutif de l’UA (ministres des Affaires étrangères) et soumis pour approbation au 14e sommet de l’organisation panafricaine, ces Accords précités demeurent la seule feuille de route permettant une solution globale à la crise à Madagascar.

La Conférence lance ainsi un appel pour une mise en œuvre ‘’rapide et juste’’ de ces accords.

Exprimant leur appui total aux propositions de sortie de crise présentées aux parties malgaches par le président de la Commission, lors de sa récente visite entreprise dans ce pays, les chefs d’Etat et de gouvernement invitent ‘’instamment’’ les parties malgaches à y répondre ‘’promptement’’.

Le sommet demande au Conseil de Paix et de Sécurité de se réunir en temps utile pour évaluer la situation et prendre les décisions nécessaires conformément aux instruments ‘’pertinents’’ de l’UA.

Il invite l’UA et la communauté des Etats d’Afrique australe (SADC) à œuvrer en étroite collaboration pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel, soulignant la nécessité de mettre en place, en temps utile, le mécanisme de suivi prévu dans l’Acte additionnel d’Addis Abeba conclu le 6 novembre dernier.

Au terme de sa visite de deux jours à Madagascar, le président de la Commission, Jean Ping, avait exprimé l’espoir que « les parties malgaches feront preuve de responsabilité et de compromis nécessaires pour surmonter leurs difficultés actuelles et seront résolument engagées dans une transition consensuelle et inclusive menant à la tenue d’élections libres et équitables et le rétablissement de l’ordre constitutionnel conformément aux accords précités et aux doctrines de l’UA.