Le rush vers Touba ralentit les activités dans plusieurs villes sénégalaises

3 février 2010 dans Dépêches, Religions, Société 25 vues

APA-Dakar (Sénégal) Le départ de plusieurs milliers de musulmans de la confrérie mouride pour prendre part mercredi à la 115ème édition du Grand Magal de Touba (ville religieuse au centre du pays), a fortement contribué au ralentissement des activités dans plusieurs villes du pays dont Dakar, la capitale.

Quelque quatre millions de musulmans convergent à Touba, chaque année, précisément le 18 Safar (mois lunaire), pour commémorer le départ en exil au Gabon, en 1895, du fondateur du mouridisme, Cheickh Ahmadou Bamba.

A Dakar, dans de nombreux marchés et autres points de vente, les activités commerciales ont considérablement ralenti avec une clientèle très réduite, bon nombre de commerçants ayant plié bagages pour se rendre à Touba où le commerce est particulièrement florissant à l’occasion du Magal (mot Wolof, la principale langue parlée au Sénégal, signifiant "hommage").

Partout, dans la capitale, les stations d’essence et autres arrêts de bus ou de cars de transport en commun sont bondés de pèlerins qui, malgré une nette augmentation du prix du transport vers Touba, cherchent à se rendre à cette manifestation, l’un des plus importants événements religieux dans le pays.

La circulation de la périphérie de Dakar vers le centre ville, d’habitude très grouillante, est très fluide.

Né en 1855 à Mbacké, dans l’ancien royaume du Baol, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un soufi sénégalais dont les principes de l’Islam sont restés son arme « non-violente » face au colonisateur français.

Déporté de 1895 à 1902 au Gabon puis en Mauritanie de 1903 à 1907 par les colonisateurs français, le théologien musulman est retourné au Sénégal en résidence surveillée, moment qu’il a savamment utilisé pour se rapprocher du Créateur.