APA-Gaborone (Botswana) Le Botswana a fait part vendredi de sa grande déception au sujet de la poursuite de la détention au Zimbabwe de trois de ses agents de protection de la faune, malgré les efforts pour trouver à cette affaire une solution diplomatique à l’amiable.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu’au regard de la position du gouvernement zimbabwéen visant à rejeter toutes les offres faites par les autorités du Botswana pour trouver une solution à l’amiable à ce problème, le Botswana a décidé du rappel de ses attachés militaires et de renseignements en fin février 2010.
“Le gouvernement de la République du Botswana attend du gouvernement de la République du Zimbabwe qu’il fasse jouer la réciprocité en rappelant ses attachés le même jour. La position du Botswana est que ces deux fonctions d’attachés doivent être gelés, voire supprimés une bonne fois”, a ajouté le communiqué.
Selon le même communiqué, les efforts menés par la Botswana portaient notamment sur des appels téléphoniques du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Phandu Skelemani, mais aussi du chef de la police botswanaise, le commissaire Thebeyame Tsimako à leurs homologues zimbabwéens, en vue de débloquer la situation.
Ces appels sont restés sans suite, confortant l’impression que le gouvernement zimbabwéen ne voulait pas du tout discuter de la question.
Le Botswana a indiqué qu’en dernier ressort, son vice-président, Mompati Merafhe avait tenté, à travers le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères, d’arranger une rencontre avec le président Mugabe, lors du dernier sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, sans succès.

