APA- Rabat (Maroc) Le gouvernement marocain a qualifié jeudi de « pas faciles » les pourparlers informels sur le Sahara entamés mercredi avec le Polisario sous le parrainage de l’ONU pour la relance des négociations officielles bloquées à leur quatrième manche depuis mars 2008.
Lors d’un point de presse à Rabat, le porte parole du gouvernement marocain, Khalid Naciri, a fait allusion au « manque de volonté » du Front Polisario qui conteste la souveraineté chérifienne sur le Sahara, depuis fin 1975.
Le Polisario « n'a pas fourni suffisamment d'efforts pour répondre aux attentes de la communauté internationale », a affirmé le responsable marocain pour qui la question « n'est pas aisée ».
Et d’ajouter : Le Maroc souhaite que « le processus de négociations trouve un écho positif auprès de l'autre partie ».
La rencontre informelle, la deuxième depuis celle d‘août dernier en Autriche, se tient dans le comté de Westchester, dans la banlieue nord de New York, sur la base de la résolution 1871 (2009) du Conseil de sécurité de l'ONU et des précédentes résolutions, indique l’ONU, qui parraine les négociations sur le Sahara, depuis juin 2007.
Tenus dans un contexte de tension entre les protagonistes, ces pourparlers devraient baliser la voie à la reprise des négociations formelles de Manhasset, également près de New York.
Rabat soutient que son plan d’autonomie, présenté depuis avril 2007, reste « la seule issue » au conflit du Sahara alors que le Polisario réclame, depuis ses bases dans le sud ouest algérien, un référendum d’autodétermination.
Soutenu par une bonne partie de la Communauté internationale, le Maroc juge « irréalistes » les revendications du Polisario et accuse l’Algérie d’être « le principal handicap » face à la résolution définitive du conflit, vieux de 35 ans.
Le Royaume chérifien avait même appelé l’ONU à amener Alger à contribuer au dégel de la situation.
L’Algérie et la Mauritanie prennent part aux pourparlers en tant qu’observateurs mais Alger reste l’allié stratégique du Front Polisario, depuis fin 1975, il a même mis à sa disposition la ville du sud ouest, Tindouf, pour lui servir de quartier général.
Le cinquième round des négociations devrait être fixé de commun accord entre le Maroc et le Polisario.
YB/of/APA
2010-02-11 17:31:06

