Le Groupe International de Contact menace Madagascar de ‘’sanctions supplémentaires’’

19 février 2010 dans Diplomatie, Dépêches, International 170 vues

APA-Addis-Abeba (Ethiopie) Le Groupe International de Contact (GIC) sur Madagascar, en réunion jeudi à Addis-Abeba, a menacé de prendre des mesures et des sanctions supplémentaires contre Madagascar.

Le GIC, composé de l’Union européenne, l’Union africaine, et d’autres organisations régionales et internationales, s’est réuni pour examiner la situation actuelle dans ce pays.

La réunion, présidée par le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’UA a vu la participation de l’ancien président mozambicain, Joachim Chissano, qui assure la médiation entre les parties malgaches.

Après la séance à huis-clos du GIC, M. Chissano a déclaré aux journalistes que la réunion avait décidé de prendre des mesures supplémentaires contre Madagascar, qui est sous un régime émanant de coup de force.

Le CPS devrait tenir une autre réunion sur Madagascar vendredi, au cours de laquelle il est prévu d’annoncer ces nouvelles mesures, selon une source contactée par APA.

Le Commissaire du CPS, Ramtane Lamamra, a déclaré que les efforts de médiation se poursuivront au-delà des mesures supplémentaires qui seront décidées par les États membres de la Commission contre Madagascar.

L’UA demande au camp d’Andry Rajoelina d’éviter toute décision unilatérale sur le sort du pays.

Madagascar fait déjà l’objet de sanctions par l’UA et l’UE suite au coup d’Etat intervenu dans ce pays.

La réunion d’Addis-Abeba a appelé le camp de Rajoelina à se conformer aux accords de Maputo et d’Addis-Abeba préalablement convenus aux termes desquels il a été convenu de former un gouvernement d’unité nationale avec la participation des différentes parties.

Malgré les accords convenus par les différentes parties, celles-ci sont toujours dans l’impossibilité de les appliquer comme le recommande vivement la réunion du GIC, à Addis-Abeba.

Toutefois, le parti de Rajoelina continue de prendre des mesures unilatérales et a décidé d’organiser des élections en Mai, causant l’inquiétude de la réunion d’Addis-Abeba.

Mercredi, le camp de Rajoelina avait annoncé sa décision d’organiser des élections en Mai 2010 ; décision qui n’a pas été bien accueillie par la communauté internationale.

Andry Rajoelina, 35 ans, s’est emparé du pouvoir l’an dernier par un coup d’Etat qui a été condamné par la communauté internationale.