APA-Yaoundé (Cameroun) Les prix de vente du pétrole brut camerounais à l’international ont chuté de l’ordre 35,33% sur toute l’année 2009 par rapport aux performances enregistrées un an plus tôt, selon une note publiée lundi sur le sujet par la Société nationale des hydrocarbures (SNH).
Du fait de la restriction des investissements la production a elle aussi connu une baisse de 13,08% pendant la même période.
En rapport avec la conjoncture internationale, les transferts au Trésor public au titre de la contribution au budget de l’Etat sont passées de 651,75 à 331,716 milliards FCFA.
La SNH prévoit toutefois une amélioration de ses performances cette année, avec notamment la reprise sensible de l’économie mondiale qui présage la relance des projets en veilleuse en terme de production, mais aussi une meilleur sécurisation des sites pétroliers régulièrement la cible d’attaques dans le Delta du Niger.
La production pétrolière camerounaise a débuté en 1977, et a connu son pic en 1986 avec une moyenne de 175.000 barils par jour.
En 2006, l’or noir a contribué (niveau inégalé) pour 9,8 pour cent au produit intérieur brut (PIB), représentant 50 pour cent des exportations et 29,3 pour cent des achats du pays.
Malheureusement, le pétrole camerounais est de type lourd et subit une décote sur le marché international par rapport aux cours de référence.
Le pays ne dispose pas encore de plateau technique approprié et doit exporter toute sa production. En retour, il importe différents types de bruts pour sa propre consommation.
En outre, le Cameroun, qui a adhéré à l’initiative sur la transparence des industries extractives (EITI) en mars 2005, a déjà publié deux rapports (2001-2004 et 2005) de conciliation des données entre l'Etat et les opérateurs.
FCEB/od/APA
2010-02-22 11:08:10

