Développement économique: le Congo Brazzaville rénove ses infrastructures routières et ferroviaires

22 février 2010 dans Développement, Infrastructures 586 vues

De tous les défis que le Congo a choisi de révéler l'un des plus décisifs pour son économie, est celui du transport routier et ferroviaire. De l'avis des autorités et des experts, l’économie congolaise dans son ensemble bénéficiera de ces infrastructures de transport fiables et peu coûteuses, pour les citoyens comme pour les entreprises.

De plus, la réhabilitation du réseau ferroviaire bénéficie d’un supporter de choix en la personne du Président de la République Denis Sassou N'Guesso qui avait déclaré «J’engagerai davantage le Congo à accélérer la mise en œuvre des projets d’intérêt sous-régional, des projets retenus dans le cadre de la CEMAC, de la CEEAC et du NEPAD, notamment dans le domaine des transports à travers la construction des routes, des voies ferrées, l'aménagement des voies navigables, la multiplication des lignes aériennes reliant les Etats membres».

La bataille du rail a déjà commencé

La bataille du rail au Congo passe par la renaissance du chemin de fer mythique de Congo-Océan. L'issue de cette nouvelle bataille du rail dépendra pour une large part du statut que les pouvoirs publics donneront à la compagnie qui exploite le chemin de fer car seul l'État a l'autorité nécessaire pour faire en sorte que l'intérêt public l'emporte sur les intérêts privés.

Or le Congo Brazzaville bénéficie d’un climat économique propice à l’engagement de ces travaux, grâce au maintien des cours du pétrole à un haut niveau et l'allègement du fardeau financier constitué par la dette extérieure.

Les travaux de construction du chemin de fer reliant la capitale, Brazzaville, à Ouesso, via Djambala sont en cours depuis le 23 novembre 2008. Longue de 1 000 km, la voie ferrée est financée par des investisseurs sud-coréens et malaisiens. La durée des travaux est estimée à cinq ans pour un coût total évalué à 12,15 milliards de dollars.

Le réseau routier du Congo-Brazzaville s’étoffe

En dépit de quelques problèmes logistiques les grands chantiers routiers poursuivent leur cours. Ils sont menés par la société de travaux publics Socofran, qui bénéficie de grands chantiers d'aménagement des voiries urbaines et de construction des routes.

Outre les connections interurbaines, des travaux sont entrepris sur la voirie urbaine de Brazzaville : des chantiers qui s’étendent des avenues Matsoua et de l'Oua à Bacongo, de la rue Mbochis à Poto-Poto, l'avenue Marien Ngouabi, et le chantier dit des érosions. Certains de ces chantiers seront même bientôt livrés.

Avec un capital social de 9 milliards de Fcfa, Socofran a présenté, au 31 décembre dernier, un état financier d'environ 50 milliards de Fcfa, soit 27 milliards pour le matériel industriel et 18 milliards pour le matériel automobile. Forte de son capital social, l'administration de Socofran estime que sa capacité opérationnelle sur le terrain reste un atout pour conquérir d'autres marchés.

La politique régionale des transports du Congo-Brazzaville s’inscrit dans le cadre des liaisons inter-capitales d’Afrique centrale

Dans le cadre du programme de facilitation du transport sur les corridors prioritaires, les axes Douala-Bangui et Douala-Ndjamena, ainsi que la liaison Yaoundé-Brazzaville-Kinshasa, longue de 1 638,5 km, sont en cours d’aménagement.

Tel est l'état des lieux dressé dans la cadre du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale, au cours d'assises qui se sont déroulées à Brazzaville, du 8 au 13 février 2010.

Un atelier combiné préparatoire est chargé de la mise en œuvre du projet d'aménagement de la route Ketta-Djoum, de l'étude du pont route/rail entre Brazzaville et Kinshasa et du prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo.

Aujourd'hui, les routes sont bitumées de Brazzaville à Owando, soit 702 km. Il reste à financer les axes Mintom-Ntam-Biessi, Mambili-Ouesso et Brazzaville-Kinshasa qui représentent 504,5 km.


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