APA- Abidjan (Côte d’Ivoire) Le nouveau président de la commission électorale ivoirienne indépendante, Youssouf Bakayoko élu tard dans la nuit du jeudi a promit organiser des élections « justes et transparentes ».
« Comme vous l’avez noté nous avons mis en place l’équipe dirigeante. Nous allons donc à partir de là, nous atteler au travail pour que l’espoir qui est placé en nous puisse se réaliser » a d’emblée déclaré M. Bakayoko juste après son élection à la tête de la CEI qui avait fait l’objet d’une polémique ayant conduit à sa dissolution le 12 février dernier par le chef de l’Etat Laurent Gbagbo.
L’ancien ministre ivoirien des affaires étrangères, souligne qu’il sent «le poids de nos responsabilités, de la lourdeur mais aussi des attentes des ivoiriens et des ivoiriennes pour apporter autant que possible à chacun et à chacune les résultats de notre travail ».
« Les résultats seront d’organiser une élection juste et transparente » a-t-il précisé en demandant une marge de quelques jours pour préciser son calendrier de travail.
« Nous venons de terminer l’élection de l’équipe dirigeante, il faudrait donc nous laisser une marge pour vous fixer de nouveaux rendez-vous. Dans toutes les élections, chacun sort de quelque part et chacun se présente. Nous sommes ici, désormais une commission électorale indépendante » a conclu le nouveau président de la CEI.
Youssouf Bakayoko, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement dissout le 12 février dernier par le Président Laurent Gbagbo, a été élu tard dans la nuit de jeudi président de la Commission électorale indépendante (CEI) en remplacement de Robert Beugré Mambé, accusé par la majorité présidentielle de fraude sur la liste électorale.
Membre du PDCI-RDA, M. Bakayoko, âgé de 57 ans, est qualifié d’homme discret par bon nombre de ses compatriotes.
Il sera secondé par Amadou Soumaoro du Rassemblement des Républicains (RDR), N’bia Eby, représentant du Président de la République , Jacob Anaky du MFA (Mouvement des Forces de l’Avenir) et Gnénéma Mamadou Coulibaly des Forces Nouvelles.
Après la médiation menée lundi dernier à Abidjan par le facilitateur Blaise Compaoré, les acteurs de la crise ivoirienne étaient parvenus à un accord stipulant que le président de la CEI dissoute, Robert Beugré Mambé, et ses quatre vices présidents devaient être remplacés.
La présidentielle ivoirienne, dont la date de la tenue a été plusieurs fois annoncée mais repoussée, depuis la fin du mandat du Président Gbagbo en 2005, est prévue pour fin mai-début avril 2010.
LS/dmg/APA
2010-02-26 02:29:31

