APA-Bamako (Mali) Le président malien Amadou Toumani Touré a annoncé vendredi l’institution d’une semaine de prières au Mali à la suite de la mort d’au moins 15 personnes dans une bousculade survenue la veille aux abords de la grande mosquée de Tombouctou, dans le nord du pays.
« Nous allons, au cours de la semaine, faire des prières pour le repos des victimes », a indiqué le président malien après une visite à l’hôpital régional de Tombouctou, où étaient gardés vendredi en observation les 48 blessés de la tragédie.
Un appel a été par ailleurs lancé par le président malien à toutes les communautés religieuses du pays afin qu’elles honorent de leurs prières la « semaine », qui s’étalera jusqu’à jeudi prochain, date anniversaire du Baptême du Prophète Mahomet.
Une bousculade monstre entre fidèles musulmans venant et allant à la grande mosquée de Tombouctou pour y célébrer la fête anniversaire de la naissance du Prophète Mahomet a fait jeudi soir à Tombouctou de 15 à 24 morts, selon les sources.
S’exprimant sur une radio privée locale, le maire de la ville, M. Hallèye Cissé a fait état d’un total de 24 morts alors que la morgue de l’unique hôpital de la ville indiquait n’avoir eu connaissance que de 15 morts et de 48 blessés, dont certains dans une situation grave.
La différence de bilan se justifie par le fait que des familles ne sont passées par la morgue pour procéder à l’enterrement de leurs parents, a indiqué à APA le journaliste malien Chahana Takiou, originaire de la ville de Tombouctou.
Le plus lourd tribut a été payé par les enfants, nombreux à avoir mordu la poussière avant d’être piétinés par la foule, a ajouté le natif de Tombouctou.
Des travaux de rénovation en cours sur la mosquée, qui date du 14ème siècle, seraient à la base du drame. Ces travaux ayant entraîné la fermeture de la principale voie d’accès et réduit les dimensions de l’esplanade, les partants et les arrivants se sont croisés dans une rue étroite.
Il s’en est suivi une bousculade monstre, suivie d’une panique générale, à l’issue de laquelle ont été dénombrés les morts et les blessés.
La mosquée autour de laquelle s’est produit le drame est aussi appelée « mosquée Djinguareyber » ou « mosquée Kankou Moussa », du nom de l’empereur qui l’a construite au 14ème siècle. L’édifice, bâti en banco, figure depuis 1988 au patrimoine mondial de l’humanité.
AT/od/APA
2010-02-27 10:33:19

