APA-Abuja (Nigeria) Le Sénat du Nigeria a indiqué mercredi qu’il n’envisageait aucune procédure de destitution contre le chef de l’Etat, Umaru Yar’Adua, qui n’assume plus ses fonctions depuis le 23 novembre 2009, pour raisons de santé.
Des citoyens avaient marché mercredi à Abuja pour remettre une lettre au Secrétaire du gouvernement fédéral, Yayale Ahmed, exigeant du Conseil exécutif fédéral qu’il enjoigne l’Assemblée nationale d’appliquer les articles 145 et 155 de la Constitution, qui stipulent la destitution du président et son remplacement par le vice-président.
M. Tunde Bakare, un grand chef religieux et quelques militants des
droits de l’homme dirigeaient la manifestation.
Yayale Ahmed a promis de transmettre la lettre au Conseil exécutif et
leur a réaffirmé le soutien du président par intérim pour approfondir
la démocratie.
Répondant à une question au cours de son compte rendu à la presse, au
terme de la session plénière de la Chambre haute, le vice-président de
la Commission du Sénat sur l’information et les médias, le sénateur
Anthony Manzo, a déclaré qu’il n’était point besoin d’entamer une
procédure de destitution car le pays se trouve dans une situation
stable.
“La destitution est une éventualité que nous n'envisageons pas en ce moment”, a-t-il déclaré.
Anthony Manzo faisait apparemment allusion à la résolution simultanée
des deux chambres du parlement qui demandaient au vice-président
Goodluck Jonathan de prendre l’intérim du président Umaru Yar’Adua
dont la santé est fragile.
A propos de l’interdiction faite aux manifestants du groupe ‘Save
Nigeria’ d’accéder à l’Assemblée nationale, M. Manzo a estimé que les
dirigeants du Sénat n’avaient donné aucun ordre aux forces de sécurité pour les empêcher d'accéder à l'édifice.
“Je ne suis pas informé qu’il aient été interdits d’accès à l’Assemblée nationale. Les portes du Sénat sont toujours ouvertes à ceux qui veulent y entrer”, a-t-il conclu.
MM/daj/fss/od/APA
2010-03-11 15:32:08

