Trois bailleurs de fonds, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale et la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA), ont pris l’engagement de débloquer 80 milliards de FCFA pour financer des projets d’accès à l’eau potable et d’assainissement à Brazzaville et à Pointe-Noire.
80% du financement (soit 10,53 milliards de Francs CFA) sera affecté à l’adduction d’eau et à l’assainissement dans ces deux métropoles, qui regroupent plus de 80% de la population du pays.
Congo Brazzaville : la BAD accorde 22 millions de dollars pour le secteur de l’eau
Au cours des trois prochaines années, la Banque africaine de développement (BAD) va débloquer 22 millions de dollars pour le financement de projets dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, à Brazzaville et Pointe-Noire.
Le reste du montant devrait servir au secteur privé et au pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa (capitale de la RDC). La Banque mondiale va quant à elle octroyer 40 millions de dollars, tandis que la BADEA va débloquer 10 millions de dollars.
De plus, le projet de construction de 6.450 latrines familiales à Brazzaville et Pointe-Noire a été lancé le 10 février 2010 à Brazzaville au cours d'un atelier. D'un coût global de 15,2 milliards de francs CFA, ce projet cofinancé par le Congo et la Banque africaine de développement (BAD) concerne également l'assainissement de ces deux villes.
Ce financement permettra de porter le niveau de production d’eau potable de 4000 à 6500 m3 par heure à Brazzaville
Il vise à améliorer l'accès au service d'assainissement, en mettant un accent sur les conditions sanitaires de base et prévoit en dehors des latrines ménagères, 360 latrines publiques dans les écoles, les centres de santé et les marchés. A cela, s'ajoute la construction des stations de traitement de matières de vidange à Brazzaville et Pointe-Noire.
De façon particulière, Pointe-Noire bénéficiera de la réhabilitation des réseaux primaire et secondaire du drainage des eaux de pluie sur une longueur de 12km. Il sera question d'organiser les risques d'évacuation, afin de lutter contre les maladies hydriques, de mettre en place les installations nécessaires à l'hygiène corporelle et à la propreté des habitations. Cela en vue de satisfaire les besoins d'assainissement et d'hygiène d'environ 100.000 personnes habitant dans les deux villes.
Ce projet est le premier du genre financé par la BAD au Congo. Il s'inscrit dans la continuité de beaucoup d'autres ayant bénéficié de l'appui technique et financier de cette même institution.
Les pouvoirs publics se mobilisent pour la « bataille de l’eau »
Le ministre congolais de l'Energie et de l'Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a reconnu les problèmes liés à l'assainissement dans le pays. Il a précisé que l'objectif du Gouvernement était d'atteindre à moyen terme la réduction de moitié d'ici 2015 du pourcentage de la population qui n'a pas accès à l'eau potable et à des services d'assainissement de base de façon durable.
«Il s'agit d'un challenge majeur qui devrait être relevé coûte que coûte si on veut donner du sens à notre action de proximité en faveur des populations en vue de la résolution des problèmes sociaux qui les accablent au quotidien», a soutenu le ministre de l'énergie et de l'hydraulique.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies diarrhéiques tuent chaque année près de 3,3 millions de personnes dans le monde.

