Vers la validation de la Charte commune des Etats de l’Afrique de l’ouest sur la gestion des mangroves

APA – Nouakchott (Mauritanie) La charte commune des Etats de l’Afrique de l’ouest sur la gestion des mangroves a été soumise à un atelier de validation lundi à Nouakchott, a constaté APA dans la capitale mauritanienne.

Cet atelier de 2 jours est organisé par « l’Initiative mangroves en Afrique de l’Ouest » sur financement de l’institution helvétique « MAFA » et en collaboration avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’institution internationale « Wetlands ».

Les recommandations qui en seront issues fourniront aux autorités mauritaniennes les informations nécessaires à l’adoption de la Charte commune des Etats de l’Afrique de l’ouest sur la gestion des mangroves.

Les mangroves constituent un habitat propice à la prolifération de l’avifaune, des oiseaux migrateurs et surtout des espèces menacées de disparition et représentent une source appréciable de bois de chauffe pour les populations autochtones.

« En Mauritanie, pays sahélien le plus confronté à la sècheresse, les mangroves demeurent l’un des écosystèmes caractérisé par une forte productivité biologique dans la zone aride et semi aride », a indiqué Ba Moussa Abdoulaye, conseiller juridique du ministre délégué auprès du premier ministre chargé de l’environnement de Mauritanie.

Il a ajouté dans une allocation à la cérémonie d’ouverture que les mangroves « servent, tout autant, de refuge et de zones de nidification à de nombreuses espèces menacées et constituent un maillon essentiel du parcours de l’avifaune migratrice en plus de leur contribution à la protection des rivages ».

Pour le directeur du bureau de l’UICN à Nouakchott, Mohamed Lemine Ould Baba, les mangroves sont « un habitat clé de la zone ouest africaine qui joue, au demeurant, un rôle économique et écologique (pêche, agriculture, etc.) ».

« On y décèle une tendance à la sècheresse et à l’utilisation abusive des ressources naturelles, d’où la nécessité d’initiatives pour restaurer cet écosystème vital pour la sous région, initiatives doublées de mesures politiques durables au niveau national et sous régional », a-t-il expliqué.