APA – Antananarivo (Madagascar) Une semaine après le passage de la tempête tropicale « Hubert », le bilan ne cesse de s’alourdir. Le nombre des morts et des sinistrés, publié par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (Bngrc) a presque doublé en vingt quatre heures.
Ainsi, le nombre de morts est passé de 14 à 36 en une journée tandis que les sinistrés ont atteint 84 969 et plus de 38 200 sans abri.
Au total, 11 districts sont touchés par les intempéries, plusieurs régions sont encore isolées à l’heure actuelle et le risque d’épidémie est à craindre dans certaines localités de l’île, souligne t-on.
Selon le chiffre publié par le Bngrc, ce lundi, les dégâts ne cessent de s’alourdir. Plusieurs villes et villages sont encore sous les eaux dont certaines sont totalement isolées du reste du monde.
Les routes, le téléphone ainsi que l’électricité sont coupées. Le bilan risque de s’alourdir, car certaines localités ne sont pas encore accessibles faute de moyens de communication.
Le district d’Ikongo, avec 15 morts est le plus touché, suivi par Mananjary, 9 morts. L’on dénombre deux morts chacun dans les districts de Manakara, Nosy Varika, Farafangana, Ifanadiana.
Selon toujours les informations recueillies auprès du Bngrc, on enregistre 27 600 sinistrés à Manakara et 15 000 sans abris qui sont hébergés dans les écoles publiques, églises.
En dépit de la conjoncture politique marquée par la menace de sanctions contre la Grande île, l’ensemble de la Communauté internationale s’est mobilisée en faveur des sinistrés, suite à l’appel lancé par le Premier ministre de la Transition Camille Vital lors de sa visite sur le terrain.
Le Chef du Gouvernement a tenu à préciser que « des vies humaines sont en danger ». Ce lundi, des représentants de l’Usaid, du Care et du Bngrc ont effectué, une mission de survol afin d’évaluer l’ampleur des dégâts pour pouvoir faire des estimations.
Une autre réunion des intervenants est prévue ce mercredi. Un membre du corps diplomatique résidant à Madagascar a rappelé qu’il s’agit des missions purement humanitaire et qui n’ont rien avoir avec la conjoncture politique.

