Le Canada approuve les sanctions de l’Union Africaine contre Madagascar

18 mars 2010 dans Diplomatie, Dépêches, International 118 vues

APA- Montréal (Canada) Le Canada a approuvé la décision de l’Union africaine (UA) de sanctionner la Haute Autorité de la Transition (HAT) de Madagascar selon un communiqué parvenu jeudi à APA.

« En dépit des efforts soutenus de médiation internationale dirigés par l’Afrique et des demandes répétées de la communauté internationale de mettre en œuvre les accords de partage des pouvoirs négociés à Maputo et à Addis-Abeba, la Haute Autorité de la Transition continue à faire obstacle à l’établissement d’un dialogue utile », indique le ministre des Affaires étrangères du Canada Lawrence Cannon.

« Le Canada salue la décision de l’Union africaine d’adopter des sanctions ciblées contre le leadership de la HAT. Ces sanctions indiquent clairement que l’Union africaine est déterminée à favoriser des pratiques de bonne gouvernance et des processus démocratiques légitimes » note M. Lawrence Cannon.

Selon elle « la réticence de la Haute Autorité de la Transition à négocier de bonne foi et à collaborer à la recherche d’une solution concrète et durable à la crise politique qui perdure témoigne d’une indifférence à l’égard du bien être du peuple malgache et de la stabilité du Madagascar ». Ottawa est prête face à une telle situation et à reconsidérer ses relations avec Madagascar.

« Le Canada a maintes fois incité toutes les parties à la crise à engager le dialogue en vue de trouver une solution consensuelle et inclusive qui respecte la Constitution du pays et la primauté du droit. Compte tenu du peu de progrès réalisés pour en arriver à une solution politique durable, le gouvernement du Canada procédera à une réévaluation interne de ses relations bilatérales avec Madagascar » explique le ministre des Affaires étrangères.

L’Union Africaine a décidé mercredi, d’imposer des sanctions à Andry Rajoelina, un an après sa prise de pouvoir, ainsi qu’à une centaine d’autres personnalités de son régime pour leur entrave au processus de sortie de crise.

La décision qui survient au lendemain de l’ultimatum fixé par l’UA et la communauté internationale exigeant l’application des accords de Maputo et d’Addis Abeba signés en 2009 consiste notamment en des restrictions sur les visas et une rupture des relations diplomatiques.

Ces accords préconisent un partage du pouvoir visant à sortir l’île de la crise politique dans laquelle elle se trouve.

Le Madagascar est géré depuis une année par une administration qui a mis sur pied une Haute Autorité de la Transition dirigée par Andry Rajoelina