APA-Kinshasa (RD Congo) Quelques 8.000 déplacés sur un total de 22.000 (soit 40 %) sont retournées dans la localité de Dongo, dans la province de l’Equateur (Nord-Ouest de la RDC), théâtre des affrontements intercommunautaires de fin octobre dernier.
C’est ce qu’a indiqué le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans un rapport publié jeudi à Kinshasa.
Selon OCHA, ces retournés ont besoin d’un appui en articles non alimentaires, abris et assainissement ainsi que d’un renforcement de leur capacité de production agricole et de pêche.
Les infrastructures de base telles les écoles et les centres de santé nécessitent aussi un soutien, souligne la source qui estime qu’une mise en œuvre des activités de pacification et de réconciliation va aider à rompre la méfiance entre les communautés et encourager les habitants au retour.
Cependant, OCHA signale une dernière vague des déplacés observée dans le territoire de Bomongo vers le territoire de Budjala notamment des localités de Bomongo et Makanza vers Budjala centre et les localités environnantes où plus de 3.000 déplacés ont pu être identifiés.
Selon OCHA, ces déplacements sont occasionnés par le passage des insurgés (Enyele) fuyant la traque des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les affrontements intercommunautaires de fin octobre dans le Nord-Ouest de la RDC ont opposé la tribu des Enyele aux Boba qui se disputent depuis des années des étangs piscicoles.
Ils ont causé plus de 60.000 déplacés internes lors de ce conflit qui a touché une cinquantaine de villages, selon les organisations humanitaires, et occasionné l’exode de 114.000 Congolais qui ont cherché refuge en République du Congo (Brazzaville) voisin et 17.000 autres en Centrafrique.

