APA – Douala (Cameroun) Le Social democratic front (SDF) parti-leader de l’opposition parlementaire, a accusé lundi le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), de vouloir proroger par voie référendaire, le mandat du chef de l’Etat Paul Biya qui arrive à son terme en 2011.
Dans sa déclaration, le SDF, met en garde le RDPC contre « toute initiative référendaire de M. Biya en vue de proroger sans élection son mandat à la tête du pays ».
Une démarche qui serait « suicidaire et qui débouchera sur un séisme politique majeur qui sera suivi de déflagrations sociales de forte amplitude », précise le SDF dans un communiqué publié lundi.
Le parti de John Fru Ndi pense que de telles manœuvres témoignent de « la fébrilité de ce parti » qui se déploie depuis quelque temps à travers le pays, demandant notamment au président de la République de se représenter à la prochaine présidentielle.
Pour le SDF, il ne fait l’ombre d’aucun doute que ce « projet de loi personnifie insidieusement l’Assemblée nationale, le Sénat et la Cour constitutionnelle en même temps qu’il institue la monarchisation du président de la République et de ses affidés du Conseil électoral ».
Le Social democratic front s’insurge contre ce « fonctionnement féodal des institutions », prenant notamment l’exemple sur le Conseil électoral qui « peut déclarer irrecevable toute demande de participation d’un parti politique à une campagne référendaire ce qui consacre le déni de démocratie et le règne de l’arbitraire ».
Cette formation politique qui appelle d’ores et déjà les Camerounais à la résistance semble déterminer à barrer la voie « aux élans dictatoriaux du pouvoir ».
MBOG/of/APA
22-03-2010

