Le 22 mars dernier les citoyens du monde entier furent invités par l'ONU-Eau à prendre conscience de la nécessité d'entretenir des écosystèmes sains et d'assurer le bien-être de l'humanité en relevant les défis croissants que pose la qualité de l'eau pour la gestion des ressources en eau. En Afrique sub-saharienne par exemple, 340 millions d'Africains ne bénéficient pas d'un accès à une eau potable bonne pour la santé.
La journée mondiale de l'eau 2010 vise donc à encourager les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus à s'engager sur ce thème, en participant à des activités telles que la prévention de la pollution, le nettoyage des cours d'eau et des lacs, et leur restauration dans le but d'améliorer la qualité de l'eau.
L’accès à l’or bleu est encore trop inégalement réparti
D'après la troisième édition du Rapport mondial des Nations Unies sur l'évaluation des ressources en eau, l'accès aux services de base liés à l'eau (eau potable, assainissement et production alimentaire) demeure insuffisant pour une large part du monde en développement. On estime à plus de cinq milliards (67% de la population mondiale) le nombre de personnes qui ne disposeront pas d'un accès à des installations sanitaires décentes en 2030.
Toutefois les tendances actuelles suggèrent que plus de 90 % de la population mondiale utiliseront des sources d'eau potable salubre d'ici cette échéance. L'objectif du Millénaire pour le développement concernant l'eau potable (réduire de moitié d'ici 2015 le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable salubre) est donc en bonne voie.
L’Afrique doit redoubler d’efforts
Paradoxalement l’accès à l’eau potable est relativement élevé parmi les pays du Maghreb : en Algérie, 88% de la population urbaine et 82% des habitants des zones rurales bénéficient d’un accès à l’eau potable. Toutefois, la couverture n’a cessé de diminuer depuis le milieu des années 1990. Les pénuries d’eau ont été imputées à l’absence d’investissement dans les réseaux d’eau, le vieillissement des réseaux d’approvisionnement ainsi qu’à une mauvaise gestion.
Si la quasi-totalité des habitants des villes du Maroc ont accès à l’eau potable, il y a eu peu d’amélioration pour les habitants des zones rurales : 59% seulement des habitants des zones rurales avaient accès en 2004, comme en 1987.
Des solutions à petite échelle peuvent rapidement améliorer l’approvisionnement en eau
Le thème retenu cette année pour la Journée Mondiale de l’Eau fut la qualité. Ainsi la légalisation du travail des fournisseurs d’eau devrait alors être une priorité. Ces derniers pourraient posséder des sources, des terres et des infrastructures, obtenir du crédit et étendre leurs opérations, desservant plus de gens à des prix moins cher, avec une eau de meilleure qualité. Ce sont ces projets à petite échelle qui peuvent rapidement améliorer l’approvisionnement en eau pour les pauvres.
Un dixième des maladies au niveau mondial pourraient être évitées grâce à une amélioration de l'approvisionnement, de l'assainissement, de l'hygiène et de la gestion des ressources en eau.

