Le Mali sur le chemin de la diversification de sa production minière

17 mai 2010 dans Dépêches, Economie, Matières Premières 128 vues

APA-Bamako (Mali) Le Mali a entamé la diversification de sa production minière avec l’ambition affirmée de rompre avec la domination de l’or qui a constitué une de ses principales sources de croissance au cours des cinquante dernières années.


Ce n’est certes pas encore le début de l’après or, mais on ne parle désormais plus que de fer dans le pays avec ce gisement de Moribabougou, à l’entrée Est de Bamako, pour lequel un permis d’exploitation a été attribué au groupe indien « Sandeep Gard and Company ».


Le site recèle de 91 millions de tonnes de minerais dont les premiers travaux d’exploitation doivent commencer en septembre prochain avec la perspective de création de 1.636 postes d’emplois et un revenu de près de 30 milliards de francs CFA sur 10 ans pour l’Etat malien.


La gestion du site sera assurée par la société « Sahara Mining SA », filiale à 80 pour cent de « Sandeep Gard and Company » (SGNCO), le solde des 20 pour cent restant du capital revenant à l’Etat malien.


Par ailleurs, le pays prévoit de rejoindre dès 2012 le cercle restreint des pays producteurs d’uranium après l’attribution à la société canadienne « Rockgate Capital Corporation » d’un permis d’exploitation sur le gisement de Faléa, commune rurale de la région de Kayes (ouest).


Des travaux sont parallèlement en cours en vue du démarrage, à l’horizon 2016, des travaux d’exploitation de 420 millions de tonnes de minerais de bauxite par la société britannique CAMEC (Central African Mining and Exploration Co) dans la même zone de Faléa.


Pour autant, l’or devrait préserver sa place prépondérante dans l’économie nationale grâce notamment à la mine de Syama (ouest), qui a repris ses activités, le 6 mai dernier, avec l’espoir d’une contribution de 6 à 7 tonnes aux 50 tonnes d’or que produit annuellement le pays.


Cette volonté de diversification de la production minière au Mali tiendrait, à la fois, de l’optique d’un futur épuisement de principales mines d’or, des perspectives grandissantes de disponibilité d’énergie et de la remontée des cours des matières premières.


AT/od/APA

17-05-2010