Publié le 7 juillet 2010

L’opposition mauritanienne condamne un « traitement désobligeant » vis-à-vis du président de l’Assemblée Nationale

APA-Nouakchott (Mauritanie) La Coordination de l’opposition démocratique en Mauritanie (COD) a « condamné vigoureusement le traitement désobligeant et discriminatoire » dont le président de l’Assemblée nationale, Messoud Ould Boulkheir, est victime de la part de certaines ambassades à l’étranger.

La COD qui a rendu public un communiqué à ce sujet, mercredi à Nouakchott, a notamment indexé les ambassades de Mauritanie au Sénégal et en Syrie.

Ould Boulkheir qui s’est rendu lundi « à Dakar en mission officielle, n’a pas été accueilli à l’aéroport comme il se doit, ni traité par l’ambassade de Mauritanie au Sénégal avec les égards que lui confère son rang protocolaire », a dénoncé le communiqué.

Le même communiqué relève qu’« en juin dernier, l’ambassade de Mauritanie en Syrie l’a traité avec la même inconvenance, alors qu’il était en visite officielle à Damas, pour assister à une réunion des parlementaires arabes ».

« L’attitude de ceux qui sont censés représenter notre pays dans ces deux capitales est d’autant plus inacceptable que le président du Sénat (Ba Mamadou dit M’baré) qui séjourne dans la capitale sénégalaise pour le même motif, a été reçu, à juste titre, avec les égards dus et par l’ambassadeur lui-même », souligne la COD.

M. Baré est allié au pouvoir contrairement à Ould Boulkheir dont le parti, l’Alliance populaire progressiste (APP) est membre de la COD tout comme le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah.

Le président de l’Assemblée « représente le peuple mauritanien dans toutes ses composantes nationales et obédiences politiques », a aussi rappelé le communiqué, considérant que « toute irrévérence à son égard constitue une insulte pour le peuple mauritanien tout entier ».

Pour l’opposition, « la récurrence de comportements inconvenants à son égard laisse désormais soupçonner l’existence d’instructions, ou tout au moins d’une couverture gouvernementale ».