Publié le 11 août 2010

Le résultat net du Port de Dakar baisse de plus de 42% en 2009

APA-Dakar (Sénégal) Le résultat net après impôts du Port Autonome de Dakar (PAD) a connu une baisse de 42,88% en 2009 comparé à l’exercice 2008, a appris APA mercredi auprès de la direction de cette société basée à Dakar.

Le résultat net de cette société est passé de 1,603 milliard FCFA au 31 décembre 2008 à 916,265 millions FCFA au 31 décembre 2009, soit une baisse de 687 millions FCFA en valeur absolue (1 FCFA équivaut à 0,0019 dollar).

M. Mohamed Soumaré, Directeur financier et comptable justifie cette contre-performance par le fait que la Direction générale du PAD a entrepris un assainissement du portefeuille des créances commerciales.

« C’est ainsi qu’un abandon important de créances a été comptabilisé en perte exceptionnelle cette année. L’enjeu est d’extraire du fichier clients les non valeurs en vue d’une bonne appréciation des actifs sains du Port ». Le montant des créances a été chiffré à 3,994 milliards FCFA.

Le chiffre d’affaires s’établit à 25,024 milliards FCFA, soit un léger repli de 0,08% par rapport à 2008. Les redevances marchandises représentent les principales pourvoyeuses de recettes du PAD (11,018 milliards FCFA). Cependant, notent les responsables de cette structure portuaire, leur contribution au chiffre d’affaires global tend à se rétrécir au profit de la redevance conteneurs.

La valeur ajoutée a fait un bond de 25,06%, passant de 15,771 milliards FCFA en 2008 à 19,723 milliards FCFA un an plus tard tandis que les frais de personnel ont progressé de 7,61% à 8,379 milliards FCFA.

Quant à l’excédent brut d’exploitation (EBE), il se situe à 11,343 milliards FCFA (plus 42,08%). Le résultat d’exploitation ressort à 6,332 milliards FCFA, en forte croissance de 66,38% par rapport à l’exercice antérieur.

La capacité d’autofinancement global (potentiel de trésorerie d’exploitation généré par l’entreprise pouvant être affecté au remboursement de la dette et au développement) a progressé de 15,56% à 5,653 milliards FCFA. Les dirigeants avancent que cet indicateur aurait pu être plus important n’eut été la perte exceptionnelle relative à l’abandon de créances pour près de 4 milliards FCFA.