Publié le 23 août 2010

Le gouvernement congolais adopte un plan ambitieux pour promouvoir les droits des peuples autochtones

D'ici à l'année 2013, 50% des enfants autochtones en âge scolaire devraient bénéficier d'un enseignement primaire de qualité et le suivre jusqu'à son terme. Ainsi, des acteurs autochtones sont appelés à contribuer effectivement à l'élaboration de la stratégie nationale d'éducation de base des peuples autochtones.

Le gouvernement vise notamment d’ici 2013 à permettre à au moins à 50% des enfants et des femmes autochtones à accéder aux services sociaux de base et à réduire la proportion des pratiques discriminatoires à l'endroit de cette catégorie de la population congolaise. En outre, 50% d'enfants et adolescents non scolarisés devraient, à l'issue de la mise en œuvre du plan, bénéficier d'une alphabétisation fonctionnelle indispensable à leur insertion.

Le plan d'action nationale vise l'amélioration de la qualité de la vie des populations autochtones au Congo-Brazzaville

Quelque 12.857 élèves des populations autochtones communément appelées pygmées ont été scolarisés au Congo. Soit 5,99% de l’effectif total des autochtones du pays, selon des chiffres fournis par les autorités à l’occasion de la 15ème journée des peuples autochtones.

Il est entre autres prévu que d'ici à la période échue, 40% des enfants et des mères bénéficient des services de qualité en santé et nutrition, notamment en ce qui concerne les soins du VIH/sida, ainsi que l'eau et l'assainissement en milieu autochtone. Une stratégie qui se concrétisera par l'implantation de postes de santé avancés animés par des autochtones dans les zones reculées. Les pouvoirs publics misent également sur l'utilisation des relais communautaires autochtones habilités à prendre en charge les premiers soins des cas de paludisme et de diarrhée, ainsi que l'intensification de la vaccination en ces milieux.

Par ailleurs, 60% d'autochtones devraient accéder aux services de prévention et de prise en charge de qualité du VIH/sida, alors qu'une proportion de 50% des ménages autochtones, dans les zones d'intervention, pourrait avoir accès à l'eau potable et aux services d'hygiène et d'assainissement.

Vers un développement économique des zones de peuplement autochtones du Congo

Le volet économique vise notamment l'autonomisation des autochtones par la création et la gestion des activités créatrices de revenus destinées à réduire l'extrême pauvreté en ce milieu.

La mise en œuvre du plan déjà en cours compte aussi bien sur les apports financiers du gouvernement que ceux des partenaires internationaux, comme les agences du système des Nations unies, l'Union européenne, ainsi que de la société civile, avec notamment le réseau national des peuples autochtones du Congo.

Le gouvernement facilite l’accès à la citoyenneté des peuples autochtones

D'autres aspects importants du plan national favorisent l'accès à la citoyenneté, le renforcement de la protection des droits et la participation des peuples autochtones aux activités de conservation et de gestion durable des ressources naturelles.

En effet une forte population d'enfants autochtones n'est pas enregistrée à l'état civil. Le projet gouvernemental vise la déclaration de 90% d'enfants de cette communauté à l'état civil et l'octroi de pièces d'état civil à leurs parents.

Au Congo, on retrouve les peuples autochtones dans au moins cinq départements, notamment le Niari, la Likouala, les Plateaux, la Sangha et la Bouenza. Mais leur instabilité rend difficile leur recensement d’où les réserves émises sur leur nombre exact sur tout le territoire national.