APA - Le Cap (Afrique du Sud) La police allemande a ouvert une enquête sur plusieurs grossistes de produits pharmaceutiques qu’elle soupçonne d’avoir détourné des médicaments antirétroviraux destinés à des patients d’Afrique du Sud.
Les entreprises pharmaceutiques offrent ces médicaments couteux à des prix défiant toute concurrence, à des personnes séropositives en Afrique du Sud, alors qu’elles les vendent très chers en Europe et en Amérique du Nord, pour résorber leurs coûts.
La Société allemande d’aide contre le Sida a dénoncé la manœuvre, précisant qu’elle pourrait priver des patients sud-africains de ce médicament.
Holger Wicht, son porte-parole s’est inquiété du fait que cela pourrait remettre en cause l’ensemble du système de vente au rabais en faveur des patients pauvres.
La police allemande a par ailleurs indiqué qu’elle avait retrouvé deux cargaisons de pilules Norvir qui avaient transité par la Suisse, la Belgique et la Grand Bretagne avant d’arriver chez un important grossiste allemand.
Les 300 boîtes de cette spécialité pharmaceutique avaient alors été mises sous emballage en langue allemande et vendues sur les marchés.
Un autre grossiste domicilié dans un quartier est de Hambourg pourrait être accusé de contrefaçon de médicaments, puisqu’il n’avait aucun permis pour changer l’emballage de produits importés pour le marché allemand.
Selon le procureur de la république, Guenter Moeller, les médicaments en question étaient vendus à 230,000 euros.
Le société GlaxoSmithKline (GSK) productrice du médicament a fait savoir à Munich qu’elle avait appris pour la première fois en août 2009 que son produit était sur le marché allemand, dans un faux emballage.

