Publié le 13 mai 2011

Trois membres de la garde rapprochée de Dalein Diallo condamnés pour  »troubles à l’ordre public »

APA- Conakry (Guinée) Trois membres de l’ancienne garde rapprochée de l’opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo, le leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) finaliste de la dernière présidentielle guinéenne a écopé, ce jeudi à Conakry, de deux ans de prison ferme, assortis du paiement d’une amende d’un million de francs guinéens (100 000 CFA) chacun, a appris APA de sources concordantes.

 

Le procès des trois accusés a débuté le 5 mai dernier au Tribunal de Première Instance de Mafanco situé dans la banlieue de Conakry.

 

Le Caporal- Chef Boubacar Bah et les Adjudant- chefs Abdoulaye Sow et Abdoulaye Diallo sont poursuivis par les autorités guinéennes pour « manifestation illégale et trouble à l’ordre public ».

 

 

Ils ont été interpellés le 3 avril dernier à l’Aéroport international de Conakry, alors qu’il était parti assurer la sécurité de l’opposant Cellou Dalein Diallo, qui rentrait au pays après plus de trois mois de séjour à l’étranger.

 

 

En 2009, la vie des leaders politiques guinéens était menacée, au point que nombreux parmi eux avaient fui le pays pour se réfugier à l’étranger.

 

 

Mais avec la signature des accords de Ouagadougou et l’arrivée du chef de la junte militaire par intérim, Sékouka Konaté, aux commandes du pays en 2010, les leaders politiques regagnèrent le pays, mais chacun se vit affecter d’un contingent de garde rapprochée.

 

 

Avec l’élection d’un nouveau Président démocratiquement élu le 7 novembre dernier, une polémique oppose aujourd’hui l’opposition et le pouvoir, depuis l’interpellation de la garde rapprochée de Cellou Dalein Diallo.

 

 

D’un côté, le pouvoir argue que tous les soldats sont rappelés à regagner les casernes, alors que le camp de Cellou Dalein Diallo estime qu’aucune note spéciale n’a rappelé spécialement la garde rapprochée affectée aux leaders politiques, selon les recommandations des accords de Ouagadougou.

 

 

D’autres responsables politiques et autres militants et sympathisants du parti de Cellou Dalein Diallo interpellés dans la même circonstance le 3 avril dernier ont récemment été condamnés avec sursis, mais assortis de paiement d’amende.

 

 

 

AB/of/APA

2011-05-12 22:50:00