La réutilisation des eaux usées est une pratique très répandue dans les régions du monde affectées par des pénuries de ressources en eau. En Afrique, la pratique se développe de plus en plus. En Afrique du Sud le recyclage d’eaux usées pour l’industrie libère des ressources en eau douce equivalents à la consommation de 220 000 personnes.
Dans de nombreuses régions d’Afrique Australe, recycler est la solution choisie pour améliorer la disponibilité des ressources et réduire la pollution environnementale. Un procédé largement systématisée en Tunisie qui constitue un autre exemple africain d’une politique nationale de réutilisation.
Les gouvernements africains se saisissent des questions d’assainissement et de recyclage des eaux usées
En revanche on constate un grande disparité sur la question en Afrique. Si certains pays, comme le Sénégal, affirment atteindre les objectifs du millénaire pour le développement à l’horizon 2015, d’autres comme le Cameroun en sont encore très loin. Les gouvernenement veulent donc améliorer les indicateurs relatifs au taux d’accès à l’eau potable qui leur permettront d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement d’ici 2015.
Cependant les pays africains connaissent des fortunes diverses en matière d’accès des populations à l’eau potable. Ainsi le taux d’accès à l’eau est de 50% au Togo, mais l’objectif est d’atteindre au plus vite le niveau de 60 à 70%. Dans ce pays c’est le matériel et l’équipement devant donner de l’eau potable aux populations qui posent problème.
La République de Guinée est très avancée pour ce qui est de l’accès à l’eau potable. Mais en matière d’assainissement et de recyclage des lacunes sont à surmonter. Les populations de Guinée ont un taux d’accès à l’eau potable de 70% dans la capitale. Cependant les efforts sont à fournir à l’intérieur du pays pour que les conduites d’eau soient rapprochées des clients afin qu’ils puissent tous s’abonner. L’autre difficulté dans ce pays est que l’assainissement reste flou.
Le Cas du Sénégal
Le Sénégal est l’un des rares pays africains sub-sahariens qui soit quelque peu avancé dans le traitement des eaux usées. Il y existe une station d’épuration qui fait un traitement des eaux usées. Elle rend les eaux usées réutilisables pour l’arrosage des plantes par exemple et une partie de cette eau est rejetée en mer. Toutefois, les quantités d’eau recyclées sont moins importantes que les quantités rejetées dans la nature.
Pourtant en matière de desserte en eau potable, le Sénégal est le pays africain qui va atteindre les objectifs du millénaire pour le développement avant 2015. Le taux de desserte en eau potable en milieu urbain est de 98%. En milieu rural il est de 82%. L’objectif en 2015 pour le milieu rural est d’atteindre les 90%. Il faut cependant noter que la tendance au Sénégal est surtout portée sur l’accès à l’eau par borne fontaine que par branchement.
Le Cameroun comble son retard
Au Cameroun, la desserte en eau est des plus insignifiantes. Le taux d’accès à l’eau potable s’élève à 35% en milieu urbain. Contrairement à la plupart des pays africains, l’accès à l’eau potable demeure une grosse difficulté pour les populations camerounaises.
Pour remédier à cela, des projets d’envergure sont annoncés dans l’optique d’optimiser la fourniture du service public de l’eau potable au Cameroun en milieu urbain et périurbain. Un projet d’adduction en eau potable de Yaoundé et trois villes secondaires est en cours. Il permettra de faire passer la ville de Yaoundé de 100 000 à 150 0000 m3/jour. Soit une augmentation de 50%. Son coût est évalué à 72,16 milliards de francs CFA.
La prise de conscience sur l’eau se généralise
De manière générale, les préoccupations des responsables des entreprises de l’eau restent l’accès de manière durable à un approvisionnement en eau potable et à un système d’assainissement de base.
Pour cela, des programmes ont été mis en place afin d’améliorer l’accès à l’eau potable et l’assainissement. Il s’agit par exemple du programme dénommé « Water operator partnership ». C’est une sorte de coopération Sud-Sud où les entreprises qui ont atteint un niveau de performance vont devenir les mentors des entreprises qui rencontrent quelques difficultés pour faire progresser leurs performances.

