Publié le 8 septembre 2011

Croissance économique soutenue au Congo Brazzaville

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations inscrites dans la feuille de route du Président Denis Sassou Nguesso, le pays a enregistré ces derniers mois des avancées significatives, dont les efforts sont salués par les institutions internationales.

Ainsi, avec un taux de croissance de 6,7 % en 2009, de 9,5 % en 2010 et, selon les projections, de 6,7 % en 2011, le Congo se démarque de l’ensemble de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), dont le taux de croissance moyen s’est établi à 4,2 % en 2010 (contre 1,8 % en 2009) et est attendu à 5,2 % en 2011. Une belle performance également comparée à la croissance moyenne de l’Afrique subsaharienne (4,9 % en 2010 et 5,5 %, selon les prévisions, en 2011).

Les organismes internationaux ont des bilans convergeant

Une gestion des finances plus stricte et l’allègement, l’an dernier, de plus de la moitié de sa dette extérieure ont donné au Congo les moyens de s’engager sur la voie d’un développement durable. La tendance se confirme pour 2011.

Le rapport publié en juin par le Comité monétaire et financier national du Congo auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) souligne que l’effort engagé par le pays pour consolider la situation macroéconomique commence à porter ses fruits et est « susceptible d’impulser une croissance vigoureuse et durable qui pourrait faire reculer la pauvreté ».

Conséquence d’une gestion plus rigoureuse des finances publiques, le solde budgétaire s’est nettement amélioré. De 5,4 % en 2009, il est passé à 13,9 % du PIB en 2010 et devrait s’afficher à 16,5 % en 2011.

Enfin, l’inflation a poursuivi sa décélération pour s’établir en moyenne annuelle à 1,2 % en 2010 (contre 2,8 % en 2009), une évolution qui, selon la Beac, est « essentiellement liée à la relative amélioration du trafic ferroviaire et de la fourniture en énergie ».

La diversification de l’économie congolaise devient palpable

Plusieurs facteurs expliquent ces bons résultats. À commencer par une production record de près de 115 millions de barils de pétrole en 2010. Premier poste d’exportation du pays, l’exploitation pétrolière assure 85 % des recettes de l’État. Par ailleurs la production de gaz a augmenté de 47 %.

En outre, les hydrocarbures partagent le rôle de locomotive de l’économie avec le secteur du BTP. Dopé par les chantiers d’infrastructures, ce dernier a enregistré un taux de croissance de 12,5 % en 2010 (contre près de 10 % en 2009).

Parmi les secteurs affichant une hausse de leurs activités, figure la filière du bois et des industries manufacturières (+ 11,5 % en 2009). Les investissements publics et privés, en hausse de 4,9 %, ont contribué à hauteur de 2,9 % à la croissance en 2010.

La République du Congo prépare son engagement à moyen terme d’ici fin 2011, dans une importante réflexion qui portera sur la stratégie de développement du pays dénommée "Congo Vision 2025", dont le but est d'affirmer l’émergence économique du pays.