APA – Douala (Cameroun) Plusieurs associations et ONG de défense des droits de la personne ont publié mardi, un manifeste dans lequel elles invitent le gouvernement et le peuple camerounais à instituer le13 septembre comme « Journée nationale des martyrs et des héros » en hommage à tous les Camerounais morts pour la patrie.
Ce choix a été guidé notamment par le fait que l’ancien secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (UPC), Ruben Um Nyobé, qui plaida en 1955 à l’ONU, la réunification et l’indépendance du Cameroun fut tué le 13 septembre 1958 dans la région de la Sanaga-Maritime par l’armée coloniale française.
« Nous avons choisi le 13 septembre pour marquer la journée nationale des martyrs et des héros, parce que c’est le jour où l’armée coloniale française et ses supplétifs africains ont assassiné le prophète Ruben Um Nyobé que beaucoup de Camerounais considèrent comme leur plus grand héros », a plaidé la fédération d’associations et d’ONG rassemblées sous la bannière de Free Kameroon foundation (FKF).
Cette association dont la plupart des dirigeants vivent à l’étranger pense que cet acte mémoire est important pour l’avenir du Cameroun surtout que « le pouvoir néo colonial installé au pouvoir depuis cinquante ans se distingue par son incurie, le mépris de la vie et l’écrasement de la dignité humaine ont atteint un seuil insupportable ».
D’après les membres de la Fondation Cameroun libre (FCL), « tant que le Cameroun ne sera pas gouverné par une majorité politique et des institutions représentatives de la souveraineté du peuple, le pays ne pourra pas réussir son décollage économique ».
Les initiateurs qui réaffirment leur « démarche républicaine » pensent que si les autorités camerounaises n’adhèrent pas à ce projet, « les patriotes ne se laisseront pas faire, car il s’agit de l’avenir du Cameroun ».
MBOG/of/APA
2011-09-13 15:29:05

